Néanmoins, de peur que cela semble trop facile aux plus exigeants de ses lecteurs, Thierry Jonquet a tenu à compliquer un peu la situation et a décrété (d'un commun accord lui-même - du moins le suppose t'on) que ce rabbin allait être mort avant même le début du roman. De plus en plus audacieux !
Mais n'allez pas croire que ça s'arrête, non non : ne se sentant plus de joie (ni d'audace) l'auteur a décidé de mettre le coup de grâce à ses lecteurs les plus exigeants en faisant de son rabbin le légataire d'un...trésor. Rien que ça ! Trésor revenant de droit à ses neuveux et nièces, disséminés aux quatre coins du globe. L'un est un gangster bien sous tout rapport, l'autre un officier respectable. La troisième est une icône du communisme. Et le quatrième, David, rien moins qu'un bâtisseur (de la Terre Promise s'entend - pas d'immeubles). Un cocktail d'autant plus détonnant que (mais je ne vous apprendrai rien) les histoires d'héritage c'est toujours très chiant et très compliqué...certains veulent tout prendre, d'autres faire les malins en prétendant tout refuser...et au final ça traîne en longueur, le notaire en a ras le bol - il songe d'ailleurs à songer de métier...
...rien de tout cela ici, mais l'on reste (comme toujours avec Jonquet) dans la plus franche rigolade. Bien que publié dans une collection de polars c'est bel et bien d'un roman d'aventures qu'il s'agit - et c'est tant mieux. Car la verve burlesque de Jonquet fait une fois encore des merveilles, entre situations ubuesques et dialogues au scalpel. Soit, le roman peine un tout petit peu à l'allumage, mettant facilement soixante pages avait que l'intrigue soit réellement lancée...mais ceci fait impossible de l'arrêter, et difficile (vraiment) de lui résister tant l'auteur multiplie les rebondissements - obtenant au final un genre de roman à sketches tout à fait charmant. Plaisir de lecture assuré (mais c'est un pléonasme lorsque l'on évoque Jonquet).
En somme : voilà le genre de livre se prêtant admirablement aux fantaisies en tout genre. Mon ami Mr Kiki l'a bien compris, qui m'a gratifié d'une édition collector qui se vendra sans doute très cher après sa mort (le plus tard possible, bien entendu - quoique je ne roule pas sur l'or ces temps-ci).
le genre : swapped by yueyin
la note :
L'histoire est aussi difficile à raconter qu'elle coule de source lorsqu'on la suit : Florent et Paul sont frères, jumeaux mais faux (ç'a sa petite importance), pareils mais différents. Adultes déjà, quoique pas tout à fait finis, il se sont construits contre une histoire familiale impossible, par-delà les blessures de la guerre et les douleurs enfouies. C'est l'histoire de cette famille que raconte ce roman, véritable fresque en clair-obscur, œuvre romanesque considérable à la construction tout à la fois complexe et limpide. L'écriture est sobre, désincarnée parfois, si rêche qu'elle peine à remporter l'adhésion. Mais le parti pris fonctionne - puisqu'il sert remarquablement le propos. Le style factuel souligne délicatement les faits, suggère plutôt que d'imposer - quelque part entre le Philip Roth de « The Facts » et le Robbe-Grillet de « La Jalousie ».
On aurait tort, pourtant, de s'arrêter à cela : car ce roman étrange est mené de main de maître, conduisant lentement mais sûrement ses héros vers la lumière. Sous ses airs inabordables, « Le grand jardin » n'est finalement que cela : un roman d'apprentissage, une simple histoire d'hommes mise en scène avec une étonnante sophistication. Trop ? Peut-être. On aurait aimé par moment - surtout vers la fin - que l'écriture se libère pour laisser échapper l'émotion. Faute de mieux elle reste sous-tendue, planquée entre les lignes d'un Francis Dannemark qui semble bien loin de « Qu'il pleuve ».
Elle n'en est pas moins là.
le genre : trompe l'œil
la note :
CE QU'EN PENSE LAURENCE
Sacred (Dennis Lehane, USA, 1997)
V.F. : Sacré
Dès les premières pages, en fait, le fan de la série est complètement pris à revers : Patrick et Angie sont carrément kidnappés par un milliardaire souhaitant les embaucher ! Lequel milliardaire a tout pour lui puisqu'en plus d'être veuf et condamné à plus ou moins court terme sa fille a disparu, et le détective la recherchant aussi. Que vont donc faire Patrick et Angie ? Enquêter, mazette ! Après avoir ronchonné pour la forme (c'est quoi ces manières, vraiment - enlever les gens comme ça pour les convaincre de bosser pour vous...? N'importe quoi !) ils vont démêler les fils tout blancs d'une intrigue déconcertante de facilité (au point que quiconque pourvu d'un minimum de neurones parviendra à deviner la fin avec au moins cinquante pages d'avance), casser quelques gueules histoire de répondre aux quotas (oui : il y a des quotas de cassages de gueules dans tous les polars US), s'opposer aux puissants - bref : la routine.
Vous me direz que je ne le raconte pas sérieusement mais c'est parce que justement « Sacred » n'est pas du tout un livre sérieux. Après deux romans incroyables de noirceur et d'intensité, Lehane semble avoir voulu se détendre, jouer un peu avec les caractères de ses deux héros et livrer une intrigue ressemblant beaucoup plus à un pastiche de cette littérature hardboiled qu'il aime tant, qu'à un roman de Dennis Lehane tel qu'on l'imagine. Pour vous dire : il y a même des moments franchement burlesques - oui oui...vous avez bien lu. Le lecteur attentif soupçonnait d'ailleurs déjà Lehane d'aimer l'humour noir et l'ironie la plus cruelle (Cf. le début complètement décalé de « Darkness, take my hand » ou certains dialogues particulièrement enlevés dans « Shutter Island »). Avec « Sacred », il explore à fond cette autre facette de son talent, moins poétique parce que moins crépusculaire et moins évidente parce que beaucoup plus codifiée (il est probable qu'un lecteur n'ayant jamais ouvert un bouquin de Chandler ou de Spillane n'y verrait qu'un polar moyen, d'autant plus décevant qu'il viendrait d'un très grand écrivain)...mais plutôt séduisante - à condition bien sûr de ne pas attendre de « Sacred » les émotions fortes (sinon insoutenables) provoquées par un « Darkness... ».
En somme un Lehane mineur (situé d'ailleurs à part de la série Kenzie - Genaro dans les bios anglo-saxonnes) qu'on conseillera sans doute de lire après tous les autres...mais qui reste néanmoins réussi.
le genre : série B.
la note :
CE QU'ILS EN PENSENT :
JUSQU'AU PREMIER JUIN, DENNIS LEHANE N'EST AUTRE QUE L'ARISTOCHAT
Un titre choc, une couv' qui claque. Un sujet semble t'il sulfureux - et voilà qu'on doute : Toby Litt sera t'il un de ces grands auteurs déjantés dont seule l'Angleterre a jamais su accoucher ou bien un vulgaire VRP jouant au poseur rock'n'roll ?
Sorte de David Peace mécanique, Litt possède une écriture sèche parfaitement adaptée au propos et a manifestement les bonnes références : Golding, donc ; mais aussi plus étonnamment la culture manga, pourtant nettement plus discrète outre-Manche que chez nous. Difficile de ne pas penser, tout en accompagnant ce quatuor de gosses vers une issue évidemment tragique, à « Battle Royale » - voire même à « Akira ». Rebaptisez le Sergent Andrew North : Tetuso - vous y êtes. Il vous entraînera sans vous forcer dans une aventure des plus dérangeantes, cyber-punk si cela vous sied - en tout cas tout à fait inédite à ce jour. Ailleurs un peu trop systématique pour être honnête, la charge anti-hippie de Toby Litt aurait plutôt tendance à tenir la route, parce qu'évitant le didactisme et se contentant de montrer des babys punks livrés à eux-mêmes dans un patelin ressemblant énormément au trou de balle du monde (un petit village ? hum...).
Reste qu'arrivé à la moitié l'auteur ne fait plus grand chose de son idée pourtant originale, et « Deadkidsongs » de devenir un thriller plus ordinaire. Le message est un peu brouillé, la satire sociale réduite au strict minimum (le libéralisme a détruit le système de valeurs de l'Angleterre...soit, mais bon : ça tient en une phrase), un peu comme si l'auteur, effrayé par son propre moralisme, avait décidé de l'abandonner en cours de route. Le changement de ton est du coup assez inattendu : parti avec un film expérimental des plus subtils on se retrouve à regarder une superproduction techniquement irréprochable mais manquant un peu de profondeur ; qui va butter qui, et comment il va le butter ? Le pourquoi s'est perdu en route. Dommage, néanmoins l'ensemble reste intéressant.
le genre : curiosité
la note :
Mabrouck Rachedi ne doit pas être réduit à un auteur de banlieue. Il le dit lui-même, tout le monde le dit, les critiques le disent et même ma sœur, qui m'a prêté le livre, le dit. C'est donc que ce doit être vrai. Le paradoxe, c'est que je n'ai lu aucune critique prétendant le contraire. Principe de précaution littéraire ? C'est fort probable. Politesse élementaire faite à l'auteur ? Sans aucun doute...néanmoins aucun auteur ne doit être réduit, en aucun cas, à un seul de ses livres. Ne pas réduire Mabrouck Rachedi à un auteur de banlieue, est-ce que cela ne commence pas plutôt par considérer que la précision est inutile ? Je m'interroge. Lequel des lecteurs de ce blog est assez idiot pour croire le contraire ?
Hein ?
Non non non : ne donnez pas de nom !!!!!!! Ok, vous avez raison : la précision s'imposait peut-être. Finalement.
Cette petite boutade devrait je l'espère vous faire comprendre pourquoi évoquer ce livre, au demeurant très bon, m'a posé un réel problème de conscience. A force de lire qu'il ne fallait pas réduire Mabrouck Rachedi, ce que je n'aurais jamais été tenté de faire, j'ai fini par faire une fixation là-dessus...tout en m'apercevant assez rapidement que sauf à mentir de manière éhontée j'allais avoir beaucoup de mal à empêcher le lecteur qui serait tenté par l'amalgame de s'y vautrer joyeusement. Dans le fond, on ne prêche jamais que les convertis. J'ai hésité à tester quelques jeux sémantiques, mais je n'étais pas trop satisfait. J'ai commencé par écrire que ce n'était pas un énième livre sur la banlieue...et puis j'ai éclaté de rire, me demandant sur quelle planète j'avais vécu depuis ma naissance pour louper ce célèbre courant littéraire des auteurs de banlieue, qui sont innombrables et font un carton dans les charts littéraires, mais si voyons je vous assure - c'est la dernière mode. Ah bon. Ce que la bonne conscience de gauche nous fait écrire parfois - j'vous jure. Si « Le poids d'une âme » se déroulait dans un petit village de province aurait-on même l'idée de dire que c'est un énième livre sur un petit village de province ? Pourtant quand on y pense il y a infiniment plus de livres là-dessus que sur la banlieue. Allez, soyons sérieux cinq minutes. La vérité c'est que dans le fond plus on cherche à éviter de se fier aux apparences...plus on tente de contourner les amalgames...plus on s'enfonce dedans. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de se renier pour apprécier quelque chose qui est loin de nous. Mais apparemement, beaucoup trop de gens le pensent. Pas d'amalgame étant désormais devenue une expression préfabriquée comme une autre on aurait un peu tendance par moment à ne plus vouloir établir de lien entre rien et rien de peur de se viander et d'être taxé d'amalgamiste primaire. Quand on a aimé (comme moi) « Le poids d'une âme », et quand à plus forte raison on est (comme moi aussi) assez loin de l'univers qu'il dépeint, on serait presque tenté d'excuser l'auteur d'avoir choisi ce cadre pour son roman, inondé qu'on est par tout un tas de bonnes intentions un peu vaines.
Allons-y donc gaiement : « Le poids d'une âme » est un livre sur la banlieue, et sur des choses plus universelles. Si vous êtes assez con pour passer votre route une fois associés les mots banlieue et livre vous méritez qu'on vous jette des tomates, mais j'aurais beau écrire un développement de vingt-cinq pages pour expliquer que oui mais non mais oui mais non...ça ne servirait strictement à rien. Car en toute bonne foi si vous ne supportez plus les histoires avec des jeunes de banlieues qui s'ennuient dans leurs cités, qui ont des problèmes avec les flics, qui grandissent dans la misère sociale et dans l'absence d'autorité, et où (évidemment) la tension monte...vous pouvez passer votre route - il y a des tas d'autres livres évoqués sur ce blog qui vous parleront plus.
Pour ceux qui sont restés, on ne fera même pas l'effort de cacher qu'on va s'inspirer très largement de l'exemple de Gaëlle, dans son joli billet. Celui de Sarah Waters. Qui n'est pas une auteure néo-victorienne (d'ailleurs, tout à fait entre nous, ça veut dire quoi ?). Mais qui a bel et bien écrit trois romans se déroulant à cette époque, dont on ne doute pas qu'ils aient fait fuir quelques réfractaires aux histoires costumées en dépit de nos efforts sincères pour sarahwatersiser l'univers et pour tenter un simulacre d'élargissement.
Tout comme l'époque victorienne dans « Fingersmith », la banlieue dans « Le poids d'une âme » n'est absolument pas la colonne vertébrale du livre. Mais tout comme pour « Fingersmith » aussi, dire que la même histoire pourrait arriver ailleurs serait néanmoins excessif. Car s'il est bien des choses que ce livre dénonce clairement ce sont...les amalgames, bien sûr. Et si par bien des côtés il est possible que la société occidentale toute entière soit construite inconsciemment sur cette notion (il suffit d'essayer d'imaginer tous les amalgames auxquels un blogueur prête le flan à chaque critique), la banlieue telle qu'on la regarde via la télévision est à peu près la consécration de l'Amalgame Roi (la télévision elle-même est la consécration de l'Amalgame Roi). Le mot banlieue, lâché balourdement et au singulier comme je le fais depuis tout à l'heure, est d'ailleurs déjà un amalgame en lui-même. Au moment des émeutes dans lesdites banlieues (ce livre a été écrit avant, parait-il) il y avait quelque chose d'assez attendrissant à voir les médias français s'indigner de la déformation des faits par les médias étrangers sans même se demander une seconde s'ils ne déformaient pas eux-mêmes ces faits.
C'est bien évidemment parce qu'il s'appelle Lounès et qu'il vit en banlieue que le jeune héros du « Poids d'une âme » va se retrouver dans une situation hallucinante, stigmatisé par la soit disant justice de son pays, abandonné par beaucoup et sauvé par une poignée d'élus devenant des héros très ordinaires alors que si le monde était juste on trouverait simplement qu'ils ont une attitude on ne peut plus naturelle. On imagine sans peine que le petit Jean S., embarqué dans la même aventure rocambolesque ne la vivrait pas tout à fait de la même manière - y compris si lui était coupable de ce qu'on lui reprochait.
En revanche si les faits peuvent diverger d'un endroit et d'une personne à l‘autre, le mécanisme de l'amalgame, du préjugé et du je me fie aux apparences (ou de sa variante y a pas d'fumée sans feu) n'a rien de typiquement banlieusard - et c'est en cela que le livre de Mabrouck Rachedi est très fort. En évitant de se complaire dans les clichés bassement revendicateurs les plus éculés (logique ? Pas sûr : il suffit d'écouter quelques morceaux du rap le plus bas de gamme pour constater que venir de la banlieue n'empêche pas de sombrer soi-même dans l'illustration démagogique) l'auteur opère un redoutable élargissement, emporte le lecteur qui voudra chercher plus loin vers des considérations autrement plus hautes - sinon carrément existentielles. Bien entendu être pris pour ce qu'on est pas parce qu'on a une sale gueule ou qu'on est trop jeune ou qu'on ne présente pas spécialement bien...ça n'arrive pas qu'au malheureux Lounès. On risque plus souvent de se faire arrêter en voiture quand on conduit une AX que quand on pilote une 407 - il serait bien naïf de croire le contraire. Mon frère roule en Alpha Roméo, je vous assure qu'il n'a pas vu le début du commencement d'un gendarme depuis un bon moment. Ma mère n'a pas subi de contrôle d'identité depuis vingt ans au moins, quand moi qui suis relativement jeune et de surcroît barbu je peux rarement me promener dans une ville la nuit sans qu'on me demande mes papiers. Nous sommes pourtant tous des bons blancs vivant dans des quartiers jamais stigmatisés par personne, des Joseph K. en puissance. Quoi ? Cela vous semble exagéré de faire ici référence au « Procès » ? Et pourtant : le point de départ du « Poids d'une âme » y ressemble beaucoup, et cette impression est renforcée par le ton de la narration, extrêmement distancié (soit donc fatalement séduisant).
S'il y a un engagement (terme ô combien galvaudé auquel Rachedi redonne tout son sens), une dénonciation dans ce livre...elle se joue assurément plus sur ce terrain que sur celui spécifique de la banlieue. Qui ferait plutôt ici office non pas tant de décor que de laboratoire. Le lieu concentrant tous les éléments nécessaires à la mise en place de l'intrigue.
Toujours est-il que lorsque commence l'escalade attendue, lorsque la tension monte et que les esprits s'échauffent, c'est à...« A drink before the War » que l'on pense. Dans un genre évidemment différent (quoique). Ce premier Mabrouck Rachedi partage d'ailleurs avec le premier Dennis Lehane le fait d'être un vrai-faux polar entièrement construit en trompe l'œil et montant en puissance page après page, réglé comme une pendule - le terme engrenage est décidément de rigueur. Point commun subsidiaire : tous deux ont pour cadre une banlieue. Inutile de souligner que l'idée même de dire que Lehane est un écrivain de la banlieue ne viendrait à l'esprit de personne, pourtant Lehane est un fils d'immigré irlandais qui a grandi dans la banlieue de Boston et s'en sert comme cadre d'absolument tous ses romans (à l'exception de « Shutter Island »). Si Rachedi évolue bien heureusement dans un registre moins sombre, si sa poésie est bien plus malicieuse et bien moins lugubre, et s'il exalte la solidarité et l'espoir (quitte à sonner bisounours par moment) quand Lehane donne surtout envie de se flinguer (sinon de tuer)...la parenté entre les deux livres est réelle, presqu'évidente à mes yeux (mais là c'est peut-être moi qui ai bu un coup de trop...il est grand temps que j'abandonne la littérature comparée !!!).
Universalité, donc ? Il faut creuser un peu pour la trouver, mais elle y est. L'universalité c'est aussi ce qui fait qu'on pourra apprécier un livre dans vingt ans quel que soit le contexte d'alors. De ce point de vue « Le poids d'une âme » entre tout à fait dans le cadre, ce sera même peut-être encore plus facile de l'apprécier une fois les déchainements de passions oubliés. Après tout certains événements neuilléens récents nous ont montré qu'il n'était pas besoin de conditions socio-économiques particulières pour voir une population commencer à s'embraser (désolé mais je ne pouvais pas la louper, j'ai déjà résisté à la tention d'en parler pendant toute la campagne...). En l'occurrence oui, dans ce livre, ça se passe en banlieue, on cause longuement de la condition des banlieues...il n'y a pas que ça, mais on en parle. Je ne vois pas pourquoi sous prétexte qu'on ne vit pas en banlieue on devrait se sentir obligé d'écrire le contraire.
Ca n'en est pas moins une très bonne oeuvre de littérature.
le genre : livre sur...aaaaaargh...
la note :
NOTE : bien entendu le dessin n'est pas la couverture du livre, mais l'oeuvre de notre ami Alf
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