Quelques mots rapides sur les livres lus ces deux dernières semaines et non critiqués pour cause de désintégration virtuelle passagère :
Les fils de la Medina (Naguib Mahfouz, Egypte, 1959) :
Les vieux Mahfouz ont en commun un ton doux-amer et un humour tendre qui, bien qu’un peu vieillis, continuent à exercer sur le lecteur un charme fou. « Les fils de la Medina » n’est pas le meilleur dans le genre, mais ça n’en est pas moins une lecture très agréable.
note indicative : 4 / 6
Prayers for the Rain (Dennis Lehane, USA, 1999) :
Dernier volume en date de la série Kenzie – Gennaro…pas le meilleur, de l’avis général. C’est le premier que je lis pour ma part, et mon verdict est plutôt positif : l’écriture est exceptionnelle, le ton original. L’histoire est un peu plus convenue mais l’ensemble m’a paru bien huilé et efficace. Je n’en demandais pas plus.
note indicative : 4,25 / 6
The Golden Apples Of The Sun (Ray Bradbury, USA, 1950) :
Classique parmi les classiques, ce recueil de nouvelles reste totalement indémodable. Il y a des fantômes, des sorcières, des extra-terrestres, quelques humains…bref, les marottes habituelles d’un Bradbury dont il s’agit peut-être du meilleur livre. Difficile de passer à côté.
note indicative : 5,25 / 6
Mes mauvaises pensées (Nina Bouraoui, France, 2005) :
Les mauvaises pensées de Nina, on s’en serait bien passé. Intrigant sur cent pages, son déferlement de mots devient répétitif et lassant dans la seconde moitié. Encore un vrai – faux journal intime qui aurait mieux fait de rester dans le tiroir de la table de nuit…
note indicative : 2 / 6
L’Enfant du Jeudi Noir (Alexandro Jodorowsky, Chili, 1999) :
Second roman réjouissant, entre autobiographie déguisée et conte philosophique loufoque. Du baroque au barré, il n’y a jamais eu qu’un pas à franchir – on pouvait compter sur le psychopathe Jodorowsky pour s’acquitter de cette tâche avec panache.
note indicative : 4,5 / 6
par thomthom
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Lectures
La véritable histoire de mon père (Nicolas Cauchy, France, 2006)
Il y a des histoires à glacer le sang.
Il y a des écritures à glacer le sang.
Lorsque dès les premières phrases vous trouvez les deux, il y a de fortes chances que vous soyez en présence d’un excellent livre.
Simon fuit. Dans une Porsche qui n’est pas la sienne. Sur la banquette arrière, le corps de son enfant. On ne sait pas où il va, ni pourquoi il y va. En fait on ne sait pas grand chose, mais on l’accompagne tout de même, fasciné par cet étrange engrenage qui se reconstitue au fil des pages. Le ton est blanc, clair, neutre. Les chapitres sont courts, les phrases aussi…quelques lignes suffisent à donner au lecteur la sensation que le temps s’effrite en même temps que tout l'être de Simon…
Ainsi le récit s’enfuie t’il vers le passé, revient au présent, retrouve le passé…la majeure partie étant conjuguée au présent sur un mode de vouvoiement haranguant tout autant le personnage que le lecteur / spectateur, on finit par se laisser envahir par la confusion (et donc par l’angoisse) : on ne perd jamais le fil, mais on n’a jamais pied. Sous son apparente simplicité ce roman est complexe, touffu, sinueux…et par le fait profondément troublant. Parce qu’au final plus le lecteur sait, moins il comprend. Plus le narrateur lui raconte, plus le brouillard s’intensifie. C’est une sensation pour le moins étrange, que je ne me souviens pas avoir jamais ressentie à la lecture d’un roman : celle d’être livré à moi-même. De devoir seul me dépatouiller du sens de tout ça. Trouver les explications et les clés, les circonstances atténuantes s'il y en a. Alors que tout est là – du moins me semble t’il. Oui, ce livre m’a mis mal à l’aise, comment pourrait-il en être autrement ? Et pas uniquement parce que ce n’était pas la période idéale pour le lire, non non : il m’aurait dérangé de toute façon. Parce que Nicolas Cauchy a une écriture sèche, brutale et sans concession. Un autre auteur aurait sans doute inconsciemment usé d’effets de style pour arrondir une histoire profondément sordide…rien de cela ici : chaque phrase vous enfonce un clou supplémentaire dans le cœur. Implacable – ce mot placé sur le quatrième de couverture est en effet celui qui convient. « La véritable histoire de mon père », derrière son titre presque jovial, s’avère une implacable (imparable !) machine à angoisser. Un récit court et millimétré dégageant une impression de maîtrise absolue. Dont vous ne ressortirez définitivement pas indemnes, même si vous le détestez…ce qui n’est bien sûr pas mon cas : ce doit être mon côté sale gosse, mais un roman qui parvient à me déranger ne peut que me plaire.
Au final, je me suis dit qu’il y avait là une certaine injustice : inutile de préciser que comme 99,9 % des bloggers l’ayant évoqué j’ai lu ce livre suite aux sollicitations de son auteur. Je ne l’aurais sans doute pas dit si j’avais été le seul ou bien le premier, mais tant de blogs « amis » l’ont traité avant moi que ce serait un peu idiot de le passer sous silence. J’ai été séduit et amusé par l’expérience proposée par Nicolas Cauchy. Ce qu’il ne semble pas savoir, cependant, c’est que son roman n’avait pas besoin de ça pour être déjà, en lui-même, une Expérience.
le genre : noir
la note : 5 / 6
Leurs avis :
CLARA (au milieu de quelques autres)
HOLLY (non, finalement, je n'ai pas reçu le même exemplaire que toi !)
(euh…si j’ai oublié un ami, qu’il me prévienne !!!)
par thomthom
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Lectures
« Comment ça va ? »
…demande Aphrodite.
« Ca va… »
…je réponds, en laissant des points de suspension. Bien sûr je mens, et bien sûr elle le sait. C’est tacite. Je ne réponds jamais Non ça va pas. Vous nous plus, sûrement. Quand on demande si ça va à quelqu’un, c’est assez rare qu’il vous réponde que rien ne va. Alors tous les jours Aphrodite me demande si ça va, et tous les jours je lui mens en répondant que ça va, et tous les jours elle fait comme si elle ne savait pas que je mentais. J’ai l’impression que toutes nos conversations se passent ainsi. En fait, j’ai l’impression que toutes mes conversations avec tout le monde se passent ainsi. Mes amis me demandent tous :
« Comment ça va ? »
…et à tous je réponds :
« Ca va… »
…c’est devenu un réflexe. Et moi, je suis devenu champion en matière de falsification de bulletin de santé. Au point j’en suis sûr que d’aucuns finissent par réellement oublier que non, ça va pas, que rien ne va, que rien n’ira plus. Jamais. Mais peu importe, je réponds quand même que ça va. Je ne saurais pas quoi dire d’autre. Et les gens, les amis, les potes ou les connaissances ne sauraient probablement pas comment entamer une conversation autrement – c’est bien compréhensible. La terre entière veut donc s’avoir comment je vais.
La terre entière a de drôles de questions.
J’ai téléphoné à Eric, mon médecin. Il m’a bien sûr demandé :
« Comment ça va ? »
…vous ne serez pas surpris d’apprendre que j’ai répondu :
« Ca va… »
Puis il m’a demandé :
« Tu arrives à dormir ? Tu veux que je te prescrive un décontractant ? »
Non, je ne voulais pas.
« Et ta mère ? Ca va ? »
Qu’est-ce qu’on en a à foutre de ma mère, franchement ? Non, ça va pas. C’est ce que j’ai répondu à Eric, qui le connaissant a certainement secoué la tête. Après il m’a demandé si je comptais voir quelqu’un, un psy ou quelque chose de ce genre. Depuis quelques mois j’ai rompu avec Mr Bobo. Là, il semble que tout le monde souhaite me voir consulter quelqu’un d’autre (ou au pire le reconsulter, lui). Ca ne me tente pas, mais je crois que je n’ai pas vraiment le choix. On appelle ça soutien psychologique et ça consiste à raconter à quelqu’un tout ce que vous ne pouvez raconter à personne. De mon point de vue, c’est à dire du point de vue d’un écrivain, ça semble un peu incongru. Je me suis toujours dit qu’un écrivain se faisant psychanalyser sciait la branche sur laquelle il était assis…ce n’est pas totalement vrai, je dois bien le reconnaître. Mais disons que pour certains, et je crois en faire partie, ça l’est : je décharge déjà tout ce que je ne peux pas dire dans des textes. Avoir un psy, je trouve que ça fait un poil double – emploi. Vous me direz : je n’écris pas en ce moment. Je n’ai plus rien écrit depuis le dimanche 04 février, quatorze heures. J’ai donc besoin de me décharger. Me décharger de quoi, c’est une autre question…J’ai l’impression désagréable d’avoir déjà largement épuisé le sujet. J’ai l’impression atroce d’avoir déjà vécu tout ça. Je ne vois pas ce que je pourrais raconter de plus que j’ai perdu ma petite fille, je suis triste – vous admettrez que ça n’a rien d’un scoop.
« Oui, je pense que je vais consulter. » me suis-je entendu répondre à Eric « J’ai une bonne adresse je crois…enfin On m’a dit que c’était une bonne adresse… », et j’ai souri, car je fais une totale confiance à On. « De toute façon je n’ai aucune envie de reprendre le Dr Bobo, même si ce serait sans doute plus simple que de recommencer tout à zéro avec quelqu’un d’autre. »
Finalement Eric m’a tout de même dit de passer le voir demain pour mes brûlures d’estomac, et qu’il me prescrirait malgré tout des tranquillisants (histoire de se tranquilliser lui, j’imagine). Je l’ai remercié, allez savoir pourquoi, et j’ai raccroché. J’ai ensuite pris un bain. Je me suis séché les cheveux avec Hector, mon sèche – cheveux avec lequel j’entretiens une relation passionnée que je développerai à l’occasion dans une prochaine chronique. J’ai traîné un peu chez ma mère – je suis incapable de rentrer chez moi pour l’instant. J’ai pris un café. Je me suis allongé. J’ai lu. J’ai repris un café. J’ai fumé une clope en écoutant une chanson où rien n’était pour de vrai. Dehors il faisait très beau, mais bizarrement ça ne m’a absolument pas réchauffé le cœur. Je ne suis déjà pas fan du Beau Temps en règle générale…autant vous dire qu’en ce moment ça me laisse totalement indifférent. D’ailleurs je suis un peu injuste avec le Beau Temps, parce que quasiment tout me laisse indifférent cet an-ci. Mis à part quelques livres, quelques disques, et mon Amour…
C’est à ce moment-là que j’ai pensé à écrire cette chronique, parce que si je ressuscitais un Golb dont le cadavre était encore tiède il fallait bien l’expliquer. Dont acte : me revoilà donc. En revanche je suis incapable de vous dire pourquoi. Ni même à quelle fréquence je vais vous écrire à l’avenir, et encore moins ce que je vais vous écrire…
Je suis monté en voiture, j’ai filé vers Rouen. Je n’ai jamais fait Glos – Rouen aussi rapidement qu’aujourd’hui. Vingt minutes…putain ! VINGT MINUTES !!!!!!!!!!!!!! Diantre !
A Rouen j’ai fait un crochet par chez L’Apinou, qui relève mon courrier depuis deux semaines. Il m’a demandé :
« Comment ça va ? »
…et j’ai répondu :
« Ca va… »
Il m’a fait un café et nous avons discuté un peu tandis que je prenais connaissance des factures s’entassant et des cartes postales de gens déjà partis en vacances, lesquels ont dû regretter de m’avoir envoyé lesdites cartes en apprenant la nouvelle à leur retour. Un courrier de la banque m’a annoncé que j’étais désormais interdit bancaire. Ca ne m’a pas vraiment surpris : un bonheur n’arrive jamais seul. D’autant qu’un enterrement, ça coûte cher. Je ne sais pas comment font les gens. J’aurais dû suggérer à Manon de souscrire une convention Norwich Union mais allez savoir pourquoi, il semble qu’à neuf ans on ait d’autres priorités que les assurances décès. Un vrai scandale. Mais de quoi on leur parle pendant les cours d’instruction civique bordel ?! Enfin bref : en plus d’être dépressif je suis désormais ruiné, comme ça au moins on est sûr que je n’aurais pas l’idée folle de me payer des vacances pour décompresser et que je resterai bien tranquille le nez dans ma merde pour les trois semaines à venir. Cool.
J’ai ensuite été rendre visite à ma sœur, que je n’avais pas vue depuis dix jours. Elle est loin d’être en forme mais comme certains d’entre vous la connaissent je vais éviter de vous raconter sa vie. Je sais, pour moi aussi c’est agaçant cette autocensure. Je m’autocensure pour Aphrodite, pour ma sœur, pour certains de mes amis. Bientôt vous allez voir que je vais finir par vous parler dans mes chroniques de la pluie, du Beau Temps, du Championnat de France ou d’Amour Gloire & Beauté…
Tiens justement, puisqu’on en parle, ce matin toute la clique Forrester – Spectra – Marrrrrrrrrrroné était réunie pour une petite sauterie dont je n’ai pas vraiment compris le sens. J’aime beaucoup quand les héros de mon feuilleton fétiche organisent ce genre de fiesta. Ca me fait penser à la fin des aventures d’Hercule Poirot, quand il convoque tous les suspects pour les éliminer les uns après les autres, ce qui fait qu’au final le dernier à être nommé est neuf fois sur dix le coupable. Là c’est un peu le même principe, mais c’est normal puisque comme le savent les plus anciens de mes lecteurs les scénaristes d’AG&B ont des références – et non des moindres. Donc Nick est fâché avec Deacon, qui est fâché avec Eric, qui est fâché avec Sally, qui est fâchée…etc. La palme revenant à Ridge, qui lui est fâché avec tout le monde et ne décolle pas de sa mythique Expression Numéro 2 : Machoire Serrée Je Suis En Colère. La seule personne à qui il n’en veut pas, c’est Bridget, de retour après un séjour au Danemark (quelle drôle d’idée), et à laquelle Deacon dit en souriant : « Waouh ! Tu as beaucoup changé ! ». C’est clair ! Ce n’est plus la même actrice, c’est vous dire s’il est naturel que Deacon ne la reconnaisse pas. Bridget est redevenue blonde (ouf), mais maintenant, grande nouveauté pour la saison 2007 (enfin : 2005), a des seins. J’ai failli en recracher mon café : Bridget avec des seins, c’est à la limite de la trahison. La nouvelle comédienne va avoir du boulot : tout un personnage à recréer ! Ca fait dix ans que Bridget est asexuée, autant vous dire que notre jeune première a du pain sur la planche. D’ailleurs elle a immédiatement mis la main à la pâte et les petits plats dans les grands : maillot de bain rouge moulant façon « Baywatch » et dragouillage de…Ridge ! Ridge le cumulard puisqu’il est à la fois, je le rappelle pour ceux qui n’auraient pas suivi (on les excusera), son beau-père, son demi-frère et son ex. Moi à sa place j’aurais viré schizophrène depuis longtemps. Lui, il a été sauvé par une spécificité physiologique bien connue : son cerveau unineuronal. Eh ouais : quand vous avez qu’un seul neurone, virer schizo semble quasiment impossible. Ridge étant je le rappelle une moule pour laquelle le terme LINEAIRE semble avoir été inventé tout exprès, pas de danger qu’il aille consulter un jour (lui). D’ailleurs je ne serais pas surpris d’apprendre que son cerveau efface les informations au fur et à mesure, parce qu’il a l’air d’avoir totalement oublié qu’il était déjà sorti avec Bridget…
…enfin bref ! Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça. Pour meubler, on va dire. Faut bien que je vous raconte quelque chose, et quand je suis dans une phase de déprime à part AG&B y a pas grand chose qui arrive à se faire mouvoir mes neurones à moi, tous pluriels qu’ils soient.
Bon alors où j’en étais moi… ? Ah merde…bon, bougez pas, je vais me relire.
(…)
Oui ! donc le passage sur mon soap préféré était en fait un flashback, puisqu’AG&B passe le matin. Nous en étions donc au midi. Je n’ai pas mangé, parce que je n’avais pas faim. Des fois je me force pour faire plaisir aux gens qui m’entourent (ça leur donne l’impression que mon Cavapointsdesuspension est sincère) mais ce midi non, pas possible. Au lieu de ça, j’ai appelé Aphrodite, qui m’a demandé :
…ok ok, je vous épargne ce passage-là, je pense que vous avez compris le principe : vous prenez un personnage (moi) et un autre (n’importe qui) et vous avez systématiquement le même dialogue curieux, voir même surréaliste. Ca me donne l’impression d’être en décalage permanent avec l’intégralité de l’univers, et ça file un coup de vieux à l’Ancien Thomas, celui qui vous écrivait il y a encore quelques semaines en se croyant en décalage – le fou : s’il avait su !!!!!!
Après une discussion qui m’a regonflé à bloc (ou disons au maximum possible en l’état actuel des choses) j’ai fait un peu de rangement. Le téléphone a sonné – c’était mon frère. Il voulait que je lui envoie un dossier qu’il avait oublié lors de sa visite de la veille.
A aucun moment il ne m’a pas demandé Comment ça va ?, et j’avoue que je lui en ai un peu voulu.
Je me suis donc déplacé à la poste, puis je suis rentré et j’ai commencé à vous écrire…
…et me voilà. Un peu fatigué, mais presqu’aussi teigneux qu’au premier jour. Oh, je sais bien que vous n’aviez pas tellement besoin de moi, que pour la plupart vous m’aviez déjà oublié (et je remercie au passage ceux pour qui ce n’est pas le cas). Seulement voyez-vous, je crois que c’est moi qui ai besoin de vous. Ou tout du moins des quelques personnes qui me pardonneront mon pétage de plombs d’il y a quelques semaines et accepteront encore de me lire pour quelques temps. Oui : quelques temps. Je suis bel et bien de retour et comme dirait Nicolas Sarkozy : « J’y suis j’y reste ». Ceux qui ne pouvaient pas me supporter en seront pour leurs frais…Le Golb n’est pas encore tout à fait mort, et je ne désespère pas d’écrire quelques chroniques dans les semaines à venir.
Peut-être même des drôles, qui sait ?
A bientôt chers exsrefuturs-lecteurs.
Il serait un peu con de dédier une telle chronique à quiconque.
Faute de mieux, permettez que ce soit cette résurrection inattendue que je dédie à mes amis, sans lesquels je ne serais sans doute pas là à vous écrire aujourd'hui : Marc, Hélène, Céline, Karine, Jeanne, Caroline, Elisa.
Et bien sûr à mon Aphrodite, mais cela va sans dire.
par thomthom
publié dans :
"Dépressif Mark II"






