Les notes du Golb

...
   Oxxxxx
    Sans façon !

   OOxxxx
    Bof...

   OOOxxx
    Eventuellement...

   OOOOxx
    Volontiers.

   OOOOOx
    Avec plaisir !

   OOOOOO
    Sans la moindre
    hésitation !!!
...

Ne m'écrivez pas

 
...je ne cherche pas, en effet, à me faire des amis...

...cependant, en cas de force majeure...
....
 ATTENTION NEANMOINS : nous nous réservons le droit de décider du caractère profondément majeur de votre cas de force majeure. Ou pas.
Dimanche 18 mai 2008

La dernière blonde du septième


Elle ne veut jamais danser
Ca m'arrange mais je ne le dis pas
Elle préfère chanter
C'est con - ça n'est jamais pour moi
Elle ne veut jamais jouer
A autre chose qu'à moi
Je suis monopolysé
On change de règles à chaque fois

Elle ne boit plus de café
Ni de mes trop longs discours
Juste du vin et du thé
Qu'elle vide en un temps ultra-court
Elle dit qu'elle aime trop me voir
Que tout ça n'est pas très sain
Qu'elle ne peut plus concevoir
Un soir où je ne la rejoins...

 

...et ça tombe bien
Demain, je reviens

 

Souvent on reste affalé
Sur le lit, même pas nu
On discute du temps qu'il fait
De tout ce qu'on n'a jamais lu
Et des fois elle repose ma main
"Et voilà, c'est reparti !
Mais quoi ? On s'en fout de tes bouquins
Ce qui compte c'est qu'on vit"

 

Elle en parle sans le nommer
Du désir qui traîne par-ici
Qui préfère rester discret
Tapis, dans l'ombre sous le lit
"Je crois que là, j'ai trop bu"
Soupire t'elle entre deux rires
"On s'en fout" je lui ai répondu
"Ce qui compte c'est de ne pas t'endormir"

 

...et ça tombe bien
Je ne dors jamais bien

 

Et quand vient l'heure de rentrer
La dernière blonde du septième
Elle fait semblant de pleurer
Pour que je ne voies pas sa peine
Elle me suis jusqu'à la porte
M'accompagne hors de sa vie
Chaque fois elle fait en sorte
Que ce soir tard dans la nuit

 

Alors je regagne ma rue
Et j'y prolonge la nuit
Je marche sans abri et sans but
Surtout ne pas quitter Paris
Garder ces instants en moi
Pour réchauffer mes pensées
La route est encore longue je crois
Mais je sais maintenant où aller...




...

Dimanche 18 mai 2008
Bonjour à tous...et bon dimanche !

Partout. Il y en a partout autour de la platine, des disques à l'écoute, des disques décortiqués, des disques en attente de notation. J'ai toujours été un maniaque de la liste, un compulsif de l'organisation des idées et des éléments...depuis la création du Classement des blogueurs ma pathologie a été décuplée. Désormais chaque semaine à son lot de nouveautés, de chroniques mentales, de notes indicatives. Mon classement évolutif était un cauchemar il y a un an. Grâce à la blogosphère il s'est métamorphosé en Enfer.

Jugez plutôt : il y a d'abord le fichier "Classement évolutif". A priori rien d'exceptionnel, juste un classement régulièrement mis à jour et dont la première place n'a pas bougé depuis des mois (pour mémoire elle est toujours solidement occupée par Real Emotional Trash, de Stephen Malkmus & Jicks). Une petite excentricité néanmoins : certains ont non pas une...mais deux notes ! La note du Golb (soit donc sur 6) et la note du Classement des blogueurs (pour ceux qui y ont déjà été soumis). Ce afin d'éviter de répéter la mésaventure de l'an passé - à savoir que je ne notais pas mes notes et que je me suis retrouvé comme on pouvait s'y attendre à noter plus des albums que j'aimais moins. Rien qu'à ça déjà...on devine le pervers planqué derrière le masque du sympathique blogueur. Je n'en suis pas encore arrivé au stade où mes notes seront prétablies deux mois avant qu'un disque soit soumis au classement... mais bon : on peut raisonnablement considéré que j'y serai d'ici la fin de 2008...

Si ceci ne suffit pas à montrer à quel point le Classement des blogueurs est mauvais pour la santé...sachez dans ce cas qu'il y a ensuite un autre fichier, lui aussi mis à jour régulièrement. Le fameux fichier des nouveautés trimestrielles, dont les dix premières places finissent systématiquement dans les "Spotlights" de ce blog. Il ne vient pas de sortir, ce fichier : il existe depuis l'ouverture du Golb. Soit. Mais il a beaucoup évolué ! Trop, sans doute. Désormais le voilà divisé en trois parties distinctes : la première pour le classement trimestriel des disques déjà notés ; la seconde pour les disques en attente de notation ; la troisième pour les disques pas ou peu écoutés, ou qui vont sortir, bref ceux pour lesquels il va falloir sérieusement que je m'y mette. D'autant que la liste "à l'écoute" n'est pas souvent purgée... vu qu'à moins d'une vingtaine d'écoutes je me refuse obstinément à mettre une note (avec dérogation, quand même, pour Madonna - faut pas déconner).

La morale de cette histoire c'est que pour donner un Jukebox réellement fidèle à ce qui a trusté ma platine ces deux dernières semaines...il faudrait que je mette trente morceaux dedans. C'est évidemment totalement impensable. C'est même à la limite du désespérant si l'on considère que je n'ai trouvé aucun titre du Campbell & Lanegan - mon grand chouchou du moment. Mais qu'en revanche pour trouver les extraits des daubes, là, ça, aucun problème. Je vous assure vous avez échappé de peu au Madonna !

La morale subsidiaire de cette histoire...c'est que je me demande ce matin pourquoi je fais tout ça. Et que je ne trouve aucune réponse. Sinon d'avouer, honteux, que je suis passionné et que comme tout passionné...je suis complètement barge.



CHANSON VEDETTE N°5 :




Et en plus il pleut. Certains préfèrent la reprise de Jeff Buckley. Qui est jolie aussi, c'est vrai, avec un groove plutôt efficace...mais les Smiths, tout de même. Les Smiths repris ? Restons sérieux... "I know it's over" sans la basse d'Andy Rourke et l'interprétation désolée de Morrissey, ce n'est pas vraiment "I know it's over" - c'est juste une ballade mimi. Non ?



JUKEBOX N°46

Amours Suprêmes, Daniel Darc (2008) - voir la chronique

Anthems for the Damned, Filter (2008)

Damaged, Black Flag (1981) - voir la chronique

Gospel Bombs, Vincent Vincent & The Villains (2008)

Les yeux fermés, Eiffel (2004) - voir la chronique

Strangefolk, Kula Shaker (2007) - voir la chronique

Tender Prey, Nick Cave & The Bad Seeds (1988) - voir la mini-chronique

The Hungry Saw, Tindersticks (2008) - voir la chronique

The Slip
, Nine Inch Nails (2008)



...
Dimanche 18 mai 2008
Bord cadre (Jean Teulé, France, 1999)


« Il n'y a pas de limites à la mélancolie humaine et la peinture de Sainte-Rose est à placer sur la pyramide des larmes... »

Ah ces peintres ! Depuis Dorian Gray on sait bien qu'il faut s'en méfiez - mais pensez-vous que les gens y prêtent attention ? Ils sont trop occupés à être fascinés par leur peinture pour prendre la juste mesure de la perversité profonde qui les animent. Le couple de héros de « Bord cadre », un écrivain lunaire et une femme à « l'érotisme de veuve », n'échappe pas à cette règle immuable, qui manipulé comme se doit par Sainte-Rose se retrouve face au plus improbable des paris : tout se dire, sans exception. Faire durer cet amour tout en ne dissimulant rien de leurs pensées les plus fantasques, crues, ambivalentes - en un mot : inavouables.

Oh le risque est là, bien sûr - mais à quoi bon l'amour si l'on ne risque pas de le perdre ? Tout entité porte en elle le germe de sa propre destruction. C'est dit au début du livre, c'est presque une lapalissade. Aimer c'est déjà risquer de ne plus aimer, de ne plus être aimé. Alors pourquoi ne pas parier que tout cela puisse durer - coûte que coûte ? Eux, ils veulent y croire. Nous aussi. Même si nous savons que tout cela n'existe dans les romans, et qu'eux ignorent qu'ils ne sont que des personnages de fable. De toute façon sous la plume d'un Jean Teulé au sommet de son art tout ceci ne sera plus, bientôt, qu'une incroyable odyssée onirique dans laquelle viendront se mêler le rêve, la poésie, l'art, le fantasme, la fiction. Un jeu sans conséquence, dans le fond : puisque tout est littérature, rien ne saurait jamais être complètement sérieux - n'est-ce pas ?

Faut voir. En attendant de trouver la réponse est cette question pour le moins épique (c'est le cas de le dire) vous ne sauriez que trop vous dépêcher de vous procurer ce petit livre remarquable de tendresse et de poésie, drôlement cruel et cruellement drôle. Comme auparavant dans « Balade pour un père oublié », ce petit livre attachant et méconnu, Jean Teulé part d'une idée aussi simple que redoutable et bâtit un univers sensuel et imagé dans la droite ligne des surréalistes. En mieux que dans « Balade pour un père oublié » - il a entre temps acquis ses galons de grand écrivain (avec « Darling »). Atmosphère délicieusement désuète (le début donne l'impression de s'être égaré chez Agatha Christie), émotions à fleur de peau et fantaisie à revendre...immanquable !


le genre :    conte

la note :    







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