Possession (Antonia Susan Byatt, Angleterre, 1990)
Voici un livre pour le moins paradoxal, dont même le titre peut prêter à controverse. Ainsi au cours d’une brève recherche suis-je tombé sur une étude très sérieuse visant à démontrer que « Possession » désignerait une histoire, je cite : « d’envoûtement par le texte. ». Joli. Le hic, c’est que cette théorie somme toute intéressante relève d’une interprétation du terme Possession…en français. En anglais, le mot désigne la notion de possession au sens propre – avoir quelque chose. L’idée d’envoûtement étant réservée à un terme comme (par exemple) enchantment.
Pourquoi cette digression d’entrée ? Parce qu’il me semble que cette mauvaise interprétation du titre a conditionné la mauvaise interprétation du roman qui en a suivi. Et aussi parce que j’ai trouvé cet article à côté de la plaque fort amusant, et pour cause : il symbolise à merveille les errements, compromissions et mauvaises interprétations auxquelles se livrent en permanence les héros de « Possession » ! Qui, eux aussi, passent beaucoup de temps à analyser la poésie – au lieu d’essayer de la ressentir.
Au cas où vous n’en auriez pas entendu parler (ce qui peut paraître difficile si l’on tient compte et de l’encensement du livre sur le net et du film de Neil La Bute qui en a été tiré), « Possession » raconte en gros (et en long) la quête frénétique d’une poignée d’universitaires tentant d’exploiter une faille biographique chez un certain Randolph Henry Ash, poète victorien très connu – nous dit-on. J’ai effectivement souvenir d’un Henry Ash qui écrivit de la poésie à cette époque, en l’occurrence un vulgaire second couteau très intéressant à étudier si vous voulez découvrir une œuvre compilant tous les clichés de la littérature victorienne. Cependant il s’agit plus le cas échéant d’une homonymie que d’un hommage (à moins qu’il ne s’agisse d’un clin d’œil dans un livre qui en compte une bonne cinquantaine par chapitre ?).
La quête est lancée, donc, et je n’en dirais pas beaucoup plus afin de ne pas trop déflorer une intrigue à tiroirs rondement menée. Tout au plus me permettrai-je de noter que le côté satirique du roman fait mouche quasiment du début à la fin : je n’ai ressenti qu’une antipathie violente pour des personnages n’étant pas sensés inspirer autre chose, cristallisant tout ce que je hais chez les universitaires. C’est que la trame de départ est volontairement minable : Roland (!), antihéros absolu, est un champion de la branlette intellectuelle qui connaît manifestement plus la biographie d’Ash que son art. Amusant effet miroir qu’A.S. Byatt parvient à créer dans la première moitié du roman : en forçant le lecteur à accepter un héros pas forcément sympathique, elle le revoit à ses propres contradictions, à son propre désir de savoir – à son propre voyeurisme même.
Ici est la possession du titre – la vraie : le désir ardent de possession littéraire. Coûte que coûte vouloir posséder un inédit d’un artiste qu’on adore. Qui oserait prétendre qu’il n’a jamais ressenti cela ? Je pense à Brel, à ce coffret polémique sorti il y a quelques années qui exhumait des chansons inédites que l’auteur ne voulait pas voir publiées…colossal succès de ventes si l’on considère le prix de l’objet. Et Kafka ? Aurait-il réellement souhaité voir publié son journal, texte plus intime encore que ne le laisse supposer la désignation dans lequel l’immense auteur oscille sans cesse entre désespoir et auto flagellation ? Et pourtant voilà : je possède ces deux objets. Nous sommes nombreux dans ce cas. Je sais que c’est moralement immonde, et pourtant ça ne m’a pas empêché de les acheter et de les savourer – quand bien même ce fût pour les critiquer au final.
Telle est précisément la problématique de Roland dans « Possession » (à ceci près toutefois que lui ne semble pas penser une seule seconde que sa quête repose sur une idée fondamentalement répréhensible). Jusqu’où l’amour de la poésie peut-il emmener, et jusqu’où peut-on violer l’intimité des gens sous couvert de vérité historique ? Posant subtilement la question de la démarcation entre la vie de l’artiste et son œuvre, A.S. Byatt renvoie dos à dos les biographes de tout crin : oui, semble t’elle dire, dans toute quête biographique il y a une dimension charognarde.
On comprend donc bien l’argument (et donc le titre – coucou le monsieur avec son analyse foireuse !)…sauf qu’hélas, je ne suis généralement pas passionné par la biographie des artistes. En fait je la connais généralement assez peu (sauf à l'avoir étudiée quand j’étais à la fac). Autant je comprends fort bien l’attrait pour l’aspect texte inédit, autant celui pour l’aspect éléments biographiques ne me parle pas du tout…du coup, mon appréciation du questionnement était forcément incomplète.
Je ne puis cependant pas reprocher à un roman le fait de ne pas correspondre en tout point à mes problématiques – vous en conviendrez. Si « Possession » m’a posé des problèmes, ce n’est pas à cause de cela. Ce n’est même pas vraiment à cause de son sujet (malin et assez passionnant). Non, le vrai hic avec « Possession » vient de la forme. De la longueur, déjà : sept cents pages ou pas loin, c’est beaucoup, surtout quand il ne se passe pas grand chose et qu’on a parfois dix pages consécutives de pseudo-poésie victorienne très bien imitée mais à la qualité souvent relative (et quand bien même : c'est beaucoup trop !!!). Je ne vous cache pas que si certains passages m'ont captivé, j'ai baillé plus d'une fois aussi. De l’aspect très (trop) cérébral du livre, ensuite : autant le concept de thriller littéraire est séduisant, autant il ne me paraît pas nécessaire de citer un nom d’auteur toutes les deux pages (ça peut sembler peu mais multiplié par sept cents c’est dantesque) et d’asséner la réflexion de manière aussi appuyée. La quatrième de couverture évoque Umberto Eco ? En effet : ce sujet-là, il aurait pu le trouver…mais imaginer la manière dont il l’aurait traité me laisse plus que rêveur. Voilà encore un fantasme littéraire qui m’occupera l’esprit quelques temps ! Car A.S. Byatt, dont le style classique, rigoriste voir même à la limite de l’académisme, n’a définitivement pas l’élégance de son homologue italien, sa souplesse dans l’écriture, sa fantaisie dans l’idée…et bien sûr son humour. Non pas que le terme pastiche soit inapproprié – il est au contraire parfaitement choisi à condition d’y chercher le sens initial du mot. A savoir que dans sa définition première, un pastiche n’était pas nécessairement drôle.
Dont acte : « Possession » est un livre terriblement cérébral et sérieux, trop sérieux, dépourvu du ludisme inhérent à une entreprise telle le thriller littéraire. Dans sa manière d’aborder les thèmes ou de construire le récit, A.S. Byatt semble avoir totalement oublié en route le second degré faisant d’un Eco ou d’un Somoza des auteurs non seulement intelligents mais aussi agréables…et ainsi fini par commettre le péché commis par ceux-là qu’elle stigmatise, ses personnages : trop se prendre au sérieux, oublier qu’écriture comme lecture sont indissociables du plaisir.
Du coup, j’en garde l’impression d’un livre trop lourd et trop intelligent. Ce qui est tout de même un comble.
le genre : thriller littéraire
la note : 3,25 / 6
CE QU'EN PENSE LAMOUSME (un petit plus enthousiaste que moi semble t'il)
Voici un livre pour le moins paradoxal, dont même le titre peut prêter à controverse. Ainsi au cours d’une brève recherche suis-je tombé sur une étude très sérieuse visant à démontrer que « Possession » désignerait une histoire, je cite : « d’envoûtement par le texte. ». Joli. Le hic, c’est que cette théorie somme toute intéressante relève d’une interprétation du terme Possession…en français. En anglais, le mot désigne la notion de possession au sens propre – avoir quelque chose. L’idée d’envoûtement étant réservée à un terme comme (par exemple) enchantment.
Pourquoi cette digression d’entrée ? Parce qu’il me semble que cette mauvaise interprétation du titre a conditionné la mauvaise interprétation du roman qui en a suivi. Et aussi parce que j’ai trouvé cet article à côté de la plaque fort amusant, et pour cause : il symbolise à merveille les errements, compromissions et mauvaises interprétations auxquelles se livrent en permanence les héros de « Possession » ! Qui, eux aussi, passent beaucoup de temps à analyser la poésie – au lieu d’essayer de la ressentir.
Au cas où vous n’en auriez pas entendu parler (ce qui peut paraître difficile si l’on tient compte et de l’encensement du livre sur le net et du film de Neil La Bute qui en a été tiré), « Possession » raconte en gros (et en long) la quête frénétique d’une poignée d’universitaires tentant d’exploiter une faille biographique chez un certain Randolph Henry Ash, poète victorien très connu – nous dit-on. J’ai effectivement souvenir d’un Henry Ash qui écrivit de la poésie à cette époque, en l’occurrence un vulgaire second couteau très intéressant à étudier si vous voulez découvrir une œuvre compilant tous les clichés de la littérature victorienne. Cependant il s’agit plus le cas échéant d’une homonymie que d’un hommage (à moins qu’il ne s’agisse d’un clin d’œil dans un livre qui en compte une bonne cinquantaine par chapitre ?).
La quête est lancée, donc, et je n’en dirais pas beaucoup plus afin de ne pas trop déflorer une intrigue à tiroirs rondement menée. Tout au plus me permettrai-je de noter que le côté satirique du roman fait mouche quasiment du début à la fin : je n’ai ressenti qu’une antipathie violente pour des personnages n’étant pas sensés inspirer autre chose, cristallisant tout ce que je hais chez les universitaires. C’est que la trame de départ est volontairement minable : Roland (!), antihéros absolu, est un champion de la branlette intellectuelle qui connaît manifestement plus la biographie d’Ash que son art. Amusant effet miroir qu’A.S. Byatt parvient à créer dans la première moitié du roman : en forçant le lecteur à accepter un héros pas forcément sympathique, elle le revoit à ses propres contradictions, à son propre désir de savoir – à son propre voyeurisme même.
Ici est la possession du titre – la vraie : le désir ardent de possession littéraire. Coûte que coûte vouloir posséder un inédit d’un artiste qu’on adore. Qui oserait prétendre qu’il n’a jamais ressenti cela ? Je pense à Brel, à ce coffret polémique sorti il y a quelques années qui exhumait des chansons inédites que l’auteur ne voulait pas voir publiées…colossal succès de ventes si l’on considère le prix de l’objet. Et Kafka ? Aurait-il réellement souhaité voir publié son journal, texte plus intime encore que ne le laisse supposer la désignation dans lequel l’immense auteur oscille sans cesse entre désespoir et auto flagellation ? Et pourtant voilà : je possède ces deux objets. Nous sommes nombreux dans ce cas. Je sais que c’est moralement immonde, et pourtant ça ne m’a pas empêché de les acheter et de les savourer – quand bien même ce fût pour les critiquer au final.
Telle est précisément la problématique de Roland dans « Possession » (à ceci près toutefois que lui ne semble pas penser une seule seconde que sa quête repose sur une idée fondamentalement répréhensible). Jusqu’où l’amour de la poésie peut-il emmener, et jusqu’où peut-on violer l’intimité des gens sous couvert de vérité historique ? Posant subtilement la question de la démarcation entre la vie de l’artiste et son œuvre, A.S. Byatt renvoie dos à dos les biographes de tout crin : oui, semble t’elle dire, dans toute quête biographique il y a une dimension charognarde.
On comprend donc bien l’argument (et donc le titre – coucou le monsieur avec son analyse foireuse !)…sauf qu’hélas, je ne suis généralement pas passionné par la biographie des artistes. En fait je la connais généralement assez peu (sauf à l'avoir étudiée quand j’étais à la fac). Autant je comprends fort bien l’attrait pour l’aspect texte inédit, autant celui pour l’aspect éléments biographiques ne me parle pas du tout…du coup, mon appréciation du questionnement était forcément incomplète.
Je ne puis cependant pas reprocher à un roman le fait de ne pas correspondre en tout point à mes problématiques – vous en conviendrez. Si « Possession » m’a posé des problèmes, ce n’est pas à cause de cela. Ce n’est même pas vraiment à cause de son sujet (malin et assez passionnant). Non, le vrai hic avec « Possession » vient de la forme. De la longueur, déjà : sept cents pages ou pas loin, c’est beaucoup, surtout quand il ne se passe pas grand chose et qu’on a parfois dix pages consécutives de pseudo-poésie victorienne très bien imitée mais à la qualité souvent relative (et quand bien même : c'est beaucoup trop !!!). Je ne vous cache pas que si certains passages m'ont captivé, j'ai baillé plus d'une fois aussi. De l’aspect très (trop) cérébral du livre, ensuite : autant le concept de thriller littéraire est séduisant, autant il ne me paraît pas nécessaire de citer un nom d’auteur toutes les deux pages (ça peut sembler peu mais multiplié par sept cents c’est dantesque) et d’asséner la réflexion de manière aussi appuyée. La quatrième de couverture évoque Umberto Eco ? En effet : ce sujet-là, il aurait pu le trouver…mais imaginer la manière dont il l’aurait traité me laisse plus que rêveur. Voilà encore un fantasme littéraire qui m’occupera l’esprit quelques temps ! Car A.S. Byatt, dont le style classique, rigoriste voir même à la limite de l’académisme, n’a définitivement pas l’élégance de son homologue italien, sa souplesse dans l’écriture, sa fantaisie dans l’idée…et bien sûr son humour. Non pas que le terme pastiche soit inapproprié – il est au contraire parfaitement choisi à condition d’y chercher le sens initial du mot. A savoir que dans sa définition première, un pastiche n’était pas nécessairement drôle.
Dont acte : « Possession » est un livre terriblement cérébral et sérieux, trop sérieux, dépourvu du ludisme inhérent à une entreprise telle le thriller littéraire. Dans sa manière d’aborder les thèmes ou de construire le récit, A.S. Byatt semble avoir totalement oublié en route le second degré faisant d’un Eco ou d’un Somoza des auteurs non seulement intelligents mais aussi agréables…et ainsi fini par commettre le péché commis par ceux-là qu’elle stigmatise, ses personnages : trop se prendre au sérieux, oublier qu’écriture comme lecture sont indissociables du plaisir.
Du coup, j’en garde l’impression d’un livre trop lourd et trop intelligent. Ce qui est tout de même un comble.
le genre : thriller littéraire
la note : 3,25 / 6
CE QU'EN PENSE LAMOUSME (un petit plus enthousiaste que moi semble t'il)
Commentaires
Etant sur la même longueur d'ondes que Lamousmé sur Possession, tu comprendras que je ne partage pas tout à fait ton point de vue ( Bon même si sur les passages de poésie je peux reconnaître que tu as raison). Pour le reste je n'ai pas cherché a analysé ce livre je l'ai aimé c'est tout. Comme tu le dis justement la lecture est indissociable du plaisir, dans ce cas, et sans comparaison aucune, Possession m'a procuré autant de plaisir que Le nom de la rose...
commentaire n° : 1 posté par : Gachucha (site web) le: 25/05/2007 10:28:37
Eh bien finalement, nous sommes relativement d'accord :-)
La lecture est effectivement indissociable du plaisir...or s'il est indéniable que "Possession" m'a intéressé pour plein de raison que j'ai expliquées plus haut, ce serait mentir que de dire que j'ai pris plaisir à le lire. Ce fut intéressant mais un peu laborieux pour moi ;) Ensuite bien entendu la notion de plaisir est forcément subjective, je me rends d'ailleurs compte que j'ai rarement écrit autant de fois "je" dans un commentaire :))
En revanche, je n'ai pas le sentiment d'avoir analysé le livre...plutôt d'avoir analysé mon ressenti. Si j'osais faire une formule un peu foireuse, je dirais que "Possession" a beaucoup parlé à mes neurones, et trop peu à mon coeur.
A bientôt quand même, j'espère, Gachucha ? ;)
La lecture est effectivement indissociable du plaisir...or s'il est indéniable que "Possession" m'a intéressé pour plein de raison que j'ai expliquées plus haut, ce serait mentir que de dire que j'ai pris plaisir à le lire. Ce fut intéressant mais un peu laborieux pour moi ;) Ensuite bien entendu la notion de plaisir est forcément subjective, je me rends d'ailleurs compte que j'ai rarement écrit autant de fois "je" dans un commentaire :))
En revanche, je n'ai pas le sentiment d'avoir analysé le livre...plutôt d'avoir analysé mon ressenti. Si j'osais faire une formule un peu foireuse, je dirais que "Possession" a beaucoup parlé à mes neurones, et trop peu à mon coeur.
A bientôt quand même, j'espère, Gachucha ? ;)
commentaire n° : 2 posté par : Thom le: 25/05/2007 10:52:46
Je suis assez d'accord avec vous quant à l'interprétation du titre. Certes "Possession" peut parfois désigner la possession, dans des cas assez minoritaires mais c'est possible. Cela dit à la lecture de ce livre (qui m'a captivé mais m'a moi aussi laissé un souvenir "lourd") il est manifeste que la possession et la possession propre d'un bien.
A bientôt,
BBB.
A bientôt,
BBB.
commentaire n° : 3 posté par : BBB le: 25/05/2007 13:18:03
Content de vous revoir, cher ami !
commentaire n° : 4 posté par : Thom (site web) le: 25/05/2007 13:38:41
Pour moi il a plus parlé à mon coeur qu'à mes neurones...
En tout cas à bientôt, maintenant que je connais le route, je vais revenir ;-)
En tout cas à bientôt, maintenant que je connais le route, je vais revenir ;-)
commentaire n° : 5 posté par : Gachucha (site web) le: 25/05/2007 17:49:52
Paradoxalement je partage assez ton analyse mon cher Thom!!! ;o) Ce qui ne m'a pas empeché d'aimer le livre pour deux raisons certainement que je comprends en te lisant...1 je n'ai jamais lu Umberto Ecco....et 2 je ne peux m'empecher de me passionner pour la "vrai vie" des artistes que j'aime ;o)
Pour le style je te concède totalement la lourdeur ...mais le reste à (chez moi) pris le dessus :o))))
Pour le style je te concède totalement la lourdeur ...mais le reste à (chez moi) pris le dessus :o))))
commentaire n° : 6 posté par : lamousme (site web) le: 25/05/2007 20:20:29
ta critique ne donne pas vriament envie de se lancer, je vais lire celle de Lamousmée histoire de comparer :-) ( apropos lamosmée, tu devrais peut être essayer Ecco, enfin si je puis me permettre même si c'est pas l'endroit pour le dire :-))
commentaire n° : 7 posté par : yueyin (site web) le: 25/05/2007 22:54:49
De manière assez paradoxale, ta critique me donne très envie de lire ce roman, sur lequel j'avais lu des avis assez mitigés un peu partout...
commentaire n° : 8 posté par : fashion victim (site web) le: 26/05/2007 09:07:22
hihihi yueyin je suis bien d'acc avec toi il faut vraiment que je me mette à Ecco...reste à choisir par lequel commencer...des suggestions????
t'inquiètes c'est tout à fait le lieu (hein thom que je suis un peu chez moi ici???? mouhahhahahaha je vois de suite venir les ragots...non je se suis pas aphrodite!!!! elle est beaucoup plus belle et intelligente que moi...enfin j'imagine...:o)))))) )
t'inquiètes c'est tout à fait le lieu (hein thom que je suis un peu chez moi ici???? mouhahhahahaha je vois de suite venir les ragots...non je se suis pas aphrodite!!!! elle est beaucoup plus belle et intelligente que moi...enfin j'imagine...:o)))))) )
commentaire n° : 9 posté par : lamousme (site web) le: 26/05/2007 13:31:01
Gachucha, tu repasses quand tu veux ;)
Lamousme : j'avais déjà noté ce paradoxe...en effet, parfois les commentaires positifs sur ce livres m'ont rappelé mes commentaires négatifs (et inversement)...Pour lire Eco, "Le Nom de la Rose" est sans doute le meilleur mais "Le Pendule de Foucault" est celui qui me paraît se rapprocher le plus de "Possession".
Pour ce qui est d'Aphrodite, permets-moi d'apporter une précision : je ne suis pas capable de dire si elle est plus belle ou plus intelligente que toi, après tout on ne se connaît pas vraiment :-)
Fashion : je ne trouve pas du tout ce que tu me dis paradoxal. D'abord parce que je n'ai pas étrillé ce livre-ci comme je le fais pour d'autres (il a des qualités indéniables) et ensuite parce que je crois que son sujet est assez fort pour ressortir même dans une critique un peu rétive comme la mienne...enfin, ce n'est que mon avis...
Lamousme : j'avais déjà noté ce paradoxe...en effet, parfois les commentaires positifs sur ce livres m'ont rappelé mes commentaires négatifs (et inversement)...Pour lire Eco, "Le Nom de la Rose" est sans doute le meilleur mais "Le Pendule de Foucault" est celui qui me paraît se rapprocher le plus de "Possession".
Pour ce qui est d'Aphrodite, permets-moi d'apporter une précision : je ne suis pas capable de dire si elle est plus belle ou plus intelligente que toi, après tout on ne se connaît pas vraiment :-)
Fashion : je ne trouve pas du tout ce que tu me dis paradoxal. D'abord parce que je n'ai pas étrillé ce livre-ci comme je le fais pour d'autres (il a des qualités indéniables) et ensuite parce que je crois que son sujet est assez fort pour ressortir même dans une critique un peu rétive comme la mienne...enfin, ce n'est que mon avis...
commentaire n° : 10 posté par : Thom le: 27/05/2007 10:51:11
Comme Lamousmé, je suis assez d'accord avec toi alors même que j'ai beaucoup aimé ce livre !! En fait ce que tu tiens pour ses défauts le sont sans doute mais moi, ils ne m'ont pas gênée mais au contraire, fascinée davantage et poussée à rester captive de l'histoire, envoûtée, en quelque sorte.
Il y a quelque chose de lourd, oui, dans ce roman, mais pour moi cette épaisseur, cette densité et jusqu'à l'ennui qui sourd parfois des pages de la poésie de Ash (comme toi je préfère de loin d'autres poètes !), font partie des règles du jeu pour entrer profondément dans ce roman comme en un souterrain et s'identifier avec effroi aux "charognards" épris de culture. Fascinant, oui.
commentaire n° : 11 posté par : Gaelle (site web) le: 27/05/2007 18:15:44
Euh...donc pour toi, les pages de poésies lourdes font partie des qualités du livre ????
Tu sais, si j'ai envie d'écrire un roman sur un comique qui fait des blagues pourries et que je les restitue à la perfection, certes j'aurais atteint mon but, mais les blagues seront toujours pourries et désagréables pour le lecteur ! :-)
Tu sais, si j'ai envie d'écrire un roman sur un comique qui fait des blagues pourries et que je les restitue à la perfection, certes j'aurais atteint mon but, mais les blagues seront toujours pourries et désagréables pour le lecteur ! :-)
commentaire n° : 12 posté par : Thom le: 28/05/2007 11:12:35
Bon, je viens te soutenir, mais c'est vraiment parce que je suis sympa ;) Et je n'ai pas lu tout ton billet, s'il y a du suspens, je ne veux pas le gâcher.
En fait, j'ai (enfin) atteint la page 100, mais je n'accroche vraiment pas. Je n'ai pas encore eu le plaisir de voir en détails la douce prose de la poétesse, pourtant le livre me pèse déjà. Je tiens seulement parce que je veux voir le film avec Jeremy Northam et Jenifer Ehle.
Je repasse en 2008, pour livrer mes impressions ;)) A tous les coups je vais avoir a-do-ré...
En fait, j'ai (enfin) atteint la page 100, mais je n'accroche vraiment pas. Je n'ai pas encore eu le plaisir de voir en détails la douce prose de la poétesse, pourtant le livre me pèse déjà. Je tiens seulement parce que je veux voir le film avec Jeremy Northam et Jenifer Ehle.
Je repasse en 2008, pour livrer mes impressions ;)) A tous les coups je vais avoir a-do-ré...
commentaire n° : 13 posté par : Lilly (site web) le: 30/05/2007 08:59:03
Hihi ! Merci pour le soutien !!!! Mais tu pouvais lire ma prose, en fait, tu ne risquais rien je ne déflore jamais aucun suspens...quoique...:-)
commentaire n° : 14 posté par : Thom le: 30/05/2007 11:43:49
J'avais dit que je reviendrais quand j'aurais fini et que j'aurais adoré. En fait, je n'ai pas fini, et je n'ai pas adoré du tout...
Je me suis donc permis de lire ta critique (après avoir fait la mienne, je précise parce qu'il y a des points où j'ai l'impression de t'avoir (mal) copié) et je suis totalement d'accord avec le fait que ce livre est trop intelligent, et que c'est un comble.
Quand je lis Gaëlle, qui voit une subtilité de la part de Byatt dans la médiocrité des poèmes, je ne peux qu'approuver. Mais est-ce vraiment impossible de critiquer quelque chose sans ennuyer ses lecteurs ? Oui, et là tu pointes le doigt sur le gros manque de ce livre, le second degré.
Il a tellement manqué que je ne m'étais même pas aperçue qu'il s'agissait d'une critique du monde universitaire, de ce côté voyeuriste qui m'a fait abandonner le livre (je sais, je ne suis pas très perspicace, après coup ça me semble évident). Et comme tu le soulignes, avec une faiblesse pareille, un livre de sept cents pages, ça a du mal à passer.
Surtout que les personnages ne sont pas du tout attachants. J'espérais beaucoup de Christabel et de Randolph, mais leurs délires épistolaires m'ont vite fait déchanter...
En fait, je ne peux pas nier que Byatt a fait un travail énorme avec ce livre, mais finalement, dans mon cas (tout le monde s'en fiche, je sais), ça n'a pas servi à grand chose. Parce que je me suis noyée dedans, ennuyée, et ne l'ai pas fini (j'ai tenu 450 pages quand même, c'est pour ça que je me permets de râler autant). Du coup, je ressors très frustrée pas cette lecture, encore plus que je ne le suis quand je lis un livre désespérément plat. Avec ce livre, je me dis qu'en fait, trop de fond, c'est l'excès inverse, mais que c'est encore pire pour le lecteur, car il se sent mis de côté. J'ai envie de savoir pourquoi Ash continue à dire à sa femme qu'il l'aime alors qu'il se comporte comme un salaud, j'ai envie de savoir pourquoi Blanche se suicide comme le fera Virginia Woolf (même si apparement c'est pour copier Mary W. (je n'écris pas son nom, j'ai un gros doute sur l'orthographe (mon dieu, je me mets à faire des triple parenthèses à la Jaenada))), mais mes neurones en ont marre.
J'aime aussi beaucoup tes réflexions à propos du titre, elles sont très justes, et elles peuvent nous renvoyer nous, lecteurs, face à nos propres critiques de livres. Ce qui ne fait qu'ajouter à ma frustration...
Je n'ai pas le courage de relire mon commentaire, donc je poste !
Je me suis donc permis de lire ta critique (après avoir fait la mienne, je précise parce qu'il y a des points où j'ai l'impression de t'avoir (mal) copié) et je suis totalement d'accord avec le fait que ce livre est trop intelligent, et que c'est un comble.
Quand je lis Gaëlle, qui voit une subtilité de la part de Byatt dans la médiocrité des poèmes, je ne peux qu'approuver. Mais est-ce vraiment impossible de critiquer quelque chose sans ennuyer ses lecteurs ? Oui, et là tu pointes le doigt sur le gros manque de ce livre, le second degré.
Il a tellement manqué que je ne m'étais même pas aperçue qu'il s'agissait d'une critique du monde universitaire, de ce côté voyeuriste qui m'a fait abandonner le livre (je sais, je ne suis pas très perspicace, après coup ça me semble évident). Et comme tu le soulignes, avec une faiblesse pareille, un livre de sept cents pages, ça a du mal à passer.
Surtout que les personnages ne sont pas du tout attachants. J'espérais beaucoup de Christabel et de Randolph, mais leurs délires épistolaires m'ont vite fait déchanter...
En fait, je ne peux pas nier que Byatt a fait un travail énorme avec ce livre, mais finalement, dans mon cas (tout le monde s'en fiche, je sais), ça n'a pas servi à grand chose. Parce que je me suis noyée dedans, ennuyée, et ne l'ai pas fini (j'ai tenu 450 pages quand même, c'est pour ça que je me permets de râler autant). Du coup, je ressors très frustrée pas cette lecture, encore plus que je ne le suis quand je lis un livre désespérément plat. Avec ce livre, je me dis qu'en fait, trop de fond, c'est l'excès inverse, mais que c'est encore pire pour le lecteur, car il se sent mis de côté. J'ai envie de savoir pourquoi Ash continue à dire à sa femme qu'il l'aime alors qu'il se comporte comme un salaud, j'ai envie de savoir pourquoi Blanche se suicide comme le fera Virginia Woolf (même si apparement c'est pour copier Mary W. (je n'écris pas son nom, j'ai un gros doute sur l'orthographe (mon dieu, je me mets à faire des triple parenthèses à la Jaenada))), mais mes neurones en ont marre.
J'aime aussi beaucoup tes réflexions à propos du titre, elles sont très justes, et elles peuvent nous renvoyer nous, lecteurs, face à nos propres critiques de livres. Ce qui ne fait qu'ajouter à ma frustration...
Je n'ai pas le courage de relire mon commentaire, donc je poste !
commentaire n° : 15 posté par : Lilly (site web) le: 21/06/2007 12:07:36
Lilly, merci pour ton soutien ! Ca fait du bien de lire tout ça, parce que "Possession" c'est quand même LE classique de la blogosphère (tu me diras : quand on voit la tronche du classique de la blogosphère on comprend subitement l'encesement dont sont l'objet nombre de livres médiocres :)).
commentaire n° : 16 posté par : Thom (site web) le: 27/06/2007 09:46:05
Où as tu vu des avis sur Possession ? Personnellement, je n'en ai quasiment jamais entendu parler dans la blogosphère... Avant Gachucha qui m'a appris l'existence de ce livre, je ne savait même pas que ce livre existait... (et je ne te parle même pas du film)
commentaire n° : 17 posté par : Lilly (site web) le: 27/06/2007 11:35:00
Je ne saurais pas donner des avis précis sur ce livre, ça remonte à trop loin. En revanche je l'ai vu cité en référence une bonne vingtaine de fois depuis trois ans que j'ai débarqué dans le monde du net, oui...
commentaire n° : 18 posté par : Thom le: 27/06/2007 19:39:13






