Ah le Top 10 ! Je vais vous dire, c’est presque mon moment préféré du trimestre. C’est vrai que le mois dernier ça castagnait pas mal, mais finalement ce fut une période merveilleuse de débat et d’échange qui m’a permis d’écouter plein de trucs que je n’aurais jamais écoutés sinon. N’est-ce pas-là le véritable but de tous ces blogs ? Bien entendu ! Comme chaque fois j’ai relu le Top et les réactions de la fois précédente (non pas tant pour le plaisir de me relire que parce que j’oublie d’une fois sur l'autre la mise en page de ces articles fatalement ponctuels), et ce fut étonnamment agréable, vues mes aventures virtuelles récentes, de me rappeler qu’il peut aussi y avoir des débats où personne ne s’insulte !
Un merci spécial, donc, à Kill Me Sarah, nyko et Silicate, qui s’étaient alors jetés dans l’arène des contradicteurs virulents sans pour autant marcher sur la gueule de qui que ce fût.
Mais revenons au Top 10 d’un trimestre forcément un peu tristounet par moment, comme souvent à cette période de l’année. J’aurais tout aussi bien pu faire un Top 10 du mois septembre tant peu de choses pour moi sont parues durant l’été (ou disons des « choses pour moi » m’ayant convaincu). Inutile de dire que les mois d’octobre, novembre et décembre seront sans doute plus palpitants…à l’approche de Noël les pointures ont souvent tendance à glisser de nouveaux opus dans leurs traîneaux – pour le meilleur comme pour le pire parfois.
Avant de laisser place à l’article en lui-même, ultime remarque utile : il ne s’agit pas vraiment d’un Top (même si le titre prête à confusion). En aucun cas cet article ne prétend à l’exhaustivité, il ne s’agit que d’une sélection de dix albums ayant retenu mon attention sur la trente/quarantaine de nouvelles sorties parvenues à mes oreilles ces trois derniers mois.
(par conséquent que personne n’essaie de m’étriper ni ne vienne me demander des comptes sur l’absence de son poulain Robert Bidule qui a sorti un nouvel album au mois de mars… !!!)
(si vous voulez un vrai beau classement sérieux, je vous conseillerai plutôt d’aller jeter un coup d’œil à l’incontournable classement des blogueurs)
« Strangefolk » – KULA SHAKER
Huit ans et demi. C’est le
temps qu’il aura fallu avant de réentendre Kula Shaker. Dire pour autant que la formation de Crispian Mills a manqué serait mentir : jusqu’alors auteur de deux albums de pop psychédélique plutôt
attachants, le groupe anglais figurait plus dans la catégorie des petits artisans que dans celle des grands artistes. Apprendre qu’il émergeait enfin de son long silence ne m’avait pas
spécialement ému – tout au plus cela avait-il chatouillé ma fibre nostalgique de l’adolescence à jamais envolée.
Sauf que, c’est peu de le dire, Kula Shaker n’est clairement plus le même groupe. On pourra même avancer sans se tromper qu’il a pris une dimension phénoménale, de celles qui feront désormais que les amateurs éclairés attendront chaque fois avec impatience la prochaine livraison. Logique somme toute : Crispian Mills n’est plus ce jeune homne dégingandé un peu trop fasciné par George Harrison et Jefferson Airplane pour échapper à l’étiquette Rétro. Désormais artiste mature en pleine possession de ses moyens, il a digéré toutes ses influences (en gros tout le rock psyché des fin 60’s et début 70’s), a ingéré deux décennies de britrock et ne fuit plus désormais la modernité. D’où une sophistication sonique innattendue de la part de gens qui semblaient se (com)plaire jusqu’alors à sonner vintage. Ecoutez « Dr Kitt » ou « Second Sight », allez-y. Vous aurez enfin une vraie bonne raison d’avoir envie d’éventrer les mecs de The Coral.
Oui, voici peut-être le grand disque psychédélique moderne qu’on attendait depuis seize ans et le Screamadelica de Primal Scream. De ceux qui permettent de quitter sa chambre l’espace d’un instant, de prendre du plaisir à ouvrir yeux et oreilles, et de se laisser aller à l’onirisme en étant un peu plus qu’un doux rêveur…
…sans conteste un de mes grands favoris au titre d’album de l’année !
à écouter en priorité : « Out on the highway », « Great Dictator (Of The Free World » & « 6ft Down Blues »
à lire : l’article de Planet Gong, qui a attiré mon attention sur ce disque (merci !)
De la chanson française
mâtinée de folk d’un côté et de post-punk de l’autre, est-ce bien raisonnable ? Non, certainement pas. Sauf quand on s’appelle Alexandre Varlet et qu’on est déjà l’auteur de deux pépites dans ce
genre pour le moins bâtard (dont Dragueuse de fond, déjà évoqué dans ces pages). Là, forcément, ça change tout. Qu’elle
soit le fruit d’une volonté commerciale ou simplement de l’ère du temps, on ne passera pas longtemps à ergoter sur l’orientation résolument plus dure de ce nouvelle opus tant il n’a de cesse de
se révéler un peu plus chaque jour. Proposant à la fois des textes remarquables, une production ambitieuse et des mélodies très au-dessus de la moyenne, Alexandre Varlet persiste et signe avec ce
Ciel de fête qui (comme ses deux prédécesseurs) mériterait sans doute un peu plus que deux lignes dans la rubrique Qualité France de Rock & Folk (agrémentées d’un entrefilet chez
leurs concurrents). Dire que le rock français devrait toujours ressembler à « Mes yeux » et la chanson à « Presque monde » relève franchement de la litote à deux balles…
à écouter en priorité : « Montre-toi » & « Presque monde »
Ecarté du précédent Top pour
cause de bouclage intempestif (la mise en bac s’est faite trois jours avant), le dernier Ryan Adams (notez que vu sa productivité ce n’est peut-être déjà plus le dernier à l’heure où je vous
écris !!!) retrouve fort logiquement sa place cette fois-ci. Même s’il ne s’agit pas de son œuvre la plus réussie, Easy Tiger contient malgré tout un paquet d’excellentes complaintes
folk comme on n’en fait plus des masses de nos jours. Teigneux par-ci (« Halloweendhead »), contemplatif par-là (« Off Broadway »), il tisse une fois encore des atmosphères feutrées sentant bon
la bière et la cendre froide (« Two ») et surtout retrouve le registre country / folk dans lequel la plupart des gens (moi le premier) le préfère. Une bonne raison de ne pas bouder ce…euh…onzième
! …ce onzième album solo (en comptant les officieux). A noter enfin pour les fans désespérés qu’Easy Tiger dévoile en prime plusieurs titres du rarissime coffret The Suicide
Handbook.
à écouter en priorité : « Goodnight Rose » & « These Girls »
(dernière minute : je vous jure que je ne le savais pas au moment de balancer ma blague ci-dessus mais…un nouvel album, Follow the lights, paraîtra effectivement le mois prochain !)
« Echoes, Silence, Patience & Grace » – FOO FIGHTERS
Qu’on les aime ou non, difficile de
nier que les Foo Fighters excellent dans leur art. Celui d’un rock-pop carré aux entournures, distordu mais toujours accessible, dopé à la bonne humeur et objectivement presque toujours de très
bonne qualité. On peut éventuellement ne pas goûter ce genre de musique ni très originale ni très raffinée, mais on peut difficilement nier que les Foo’s font le taf à chaque fois et trouvent
presque toujours assez de mélodies accrocheuses pour produire un très bon album de pop indé. Comme en plus ils sont sympas, humbles et foutent le feu chaque fois qu’ils montent sur scène…on peut
tout à fait estimer que si ce groupe est un de ceux qui ont le moins de fans hardcore dans le monde, il compte sans doute aussi parmi ceux qui ont le moins de détracteurs.
(notez qu’en écrivant ça c’est le meilleur moyen d’en faire apparaître une demi douzaine…des candidats ? KMS, t’es là ?)
Réglés comme des pendules, les sympathiques ex-grungers sortent donc le disque qu’on attend d’eux tous les deux ans…enfin presque : le temps aidant et la question du son caractéristique ayant été réglée depuis le troisième album, il était logique voir même prévisible (Cf le live paru l’an dernier) que Dave Grohl prenne subitement conscience de son âge et se mette à publier un disque beaucoup moins survolté. Le genre d’exercice qui a vite fait de plomber une carrière pour un peu qu’on ne soit pas le plus grand songwriter du monde (ce que l’ex cogneur de Nirvana et des Queens Of The Stone Age n’est assurément pas). Surprise : en dépit de ce postulat un peu angoissant et d’un titre pompeux comme pas permis (variante possible : un titre d’album de big rock US), on se retrouve assez rapidement à fredonner à l’envi les « Let it die » et autres « Strangers things have happened ». On hésite, on y revient, on doute…et puis finalement on se rend à l’évidence : Echoes, Silence Machin Truc est un très bon album, peut-être même le meilleur du groupe malgré sa relative douceur. Ce qui n’empêche pas d’être très content dès que les Foo’s ressortent l’artillerie lourde pour « Long road to ruin » ou « Cheer up, boys… ».
à écouter en priorité : « The Pretender » & « Stranger things have happened »
Richard Hawley est un mec
extra. A la fois biker et dandy, fan de Mötörhead et de Bowie, il vient de publier une fois encore un vrai beau disque de crooner moderne. Moins romantique que Lowedges (2002) mais moins
inégal que Cole’s Corner (2005), ce (déjà) cinquième album est sans doute son meilleur qui ce jour, le premier qui soit parfaitement maîtrisé du début à la fin et ne propose aucun
mauvais titre tout en s’essayant à des registres plus innattendus (« The Sea Calls » lorgne plus sur le Divine Comedy des derniers albums que sur la sempiternelle paire Bowie / Hazlewood).
De l’émouvante « Rock & Roller » à la rafraîchissante « Tonight the streets are ours », aucune chanson n’est à jeter dans cette nouvelle livraison d’un artiste qui n’a désormais plus grand à chose à envier à son copain Jarvis Cocker…et qui surclasse largement, dans le genre, le dernier mille-feuille du pompier fils Wainwright.
à écouter en priorité : « Valentine » & « Tonight the streets are ours »
L’album de trop,
disait je ne sais plus qui la semaine dernière ? Difficile à dire après seulement une vingtaine d’écoutes, mais l’album qu’il faut – sûrement. A force d’entendre de pseudos goths sur toutes les
antennes de France et de Navarre il était plus que temps que la Maîtresse se rappelle à notre bon souvenir, de préférence avec un disque qui tiendrait la route. L’album de Siouxsie, son premier
véritable en solo, le fait-il ? Oui, sans aucun doute. S’il n’égale jamais les classiques des Banshees (mais essaie t’il vraiment ?), Mantaray se révèle au fil des passages nettement
plus convaincant que les disques des Creatures, et soutient largement la comparaison avec la grande majorité des petits coqs de la…nouvelle génération new-wave (!). Etonnamment moderne
(surtout par rapport à ce que la Grande Dame nous avait proposé depuis dix ans), cette nouvelle saillie propose quelques jolis moment d’electro-pop (Garbage aimerait sans doute être capable de
choses comme « About to happen » ou « They will follow you ») et séduira peut-être même quelques nouveaux fans égarés (dans la mesure où elle évoque plus souvent les groupes indus-rock
contemporains que n’importe quel disque de son ex-groupe de corbeaux). Une très bonne surprise, donc, de la part d’une Siouxsie qui à mon avis mérite un peu plus que le respect dû à son rang de
légende.
à écouter en priorité : « Loveless » & « Heaven & Alchemy »
« Rise to your knees » – MEAT PUPPETS
Après Dinosaur Jr il y a quelques mois
c’est un autre groupe culte de la grande époque alternative qui remet le couvert ces temps-ci, en les personnes des Meat Puppets. Considérés à l’époque comme des seconds couteaux (ce qu’ils
étaient d’ailleurs assurément), les frères Kirkwood n’ont évidemment jamais connu le colossal succès de leurs copains de Nirvana, ce bien qu’ils aient pondu quelques chansons remarquables (dont
pas moins de trois sur MTV Unplugged in New York – je suis toujours secoué d’une inexplicable hilarité chaque fois qu’un gosse me dit que sa chanson préférée de Nirvana est « Plateau »).
Pour ce premier album en sept ans ils n’ont pas spécialement changé l’équipe qui perdait (on est dans le rock alterno US à l’ancienne, avec des réminiscences de Led Zeppelin par-ci et des vieux
restes de folk par-là), mais bizarrement j’ai la sensation (peut-être totalement con) que ça le fait plutôt mieux qu’avant. Il faut dire qu’ « On the rise » ou « Ice » s’inscrivent dans la
tendance très haute de leur répertoire, ce qui n’est tout de même pas rien. En somme un disque artisinal et sans prétentions, comme on les aime tant du côté du Golb !
à écouter en priorité : « On the rise » & « Spit »
Après deux écoutes mon analyse
n’était pas très éloignée de celle de KMS : Bah ! Elle a sorti un album de Tori Amos. Evidemment après avoir écrit ça je suis obligé de préciser que certes j’adore Tori Amos, mais que
pour autant quand j’achète un album de PJ Harvey j’ai envie d’entendre PJ Harvey. Ceci posé j’y suis revenu, une fois, puis deux, poussé par ma douce moitié enchantée et qui évoquait, elle, une
filiation avec Radiohead. Sur le coup je le reconnais je me suis dit pouah ! c’est un peu fastoche, comme comparaison.
Vous voyez je me mets là en flagrant délit de préjugé idiot puisqu’effectivement une fois rentré dedans je trouve moi aussi qu’il y a du Radiohead dans White Chalk, tant dans la démarche que dans le son. Un Radiohead avec une dominante organique et beaucoup de piano, un Radiohead toujours aussi poignant mais beaucoup plus chaleureux et sensuel. C’est que PJ Harvey, et c’est tout son génie, est sans doute la seule artiste capable de mettre d’accord aussi bien les fans de Thom Yorke que ceux de Kyuss. De part son authenticité, son exigence et son éclectisme, elle ne souffre quasiment aucune rivalité avec aucune autre songwriteuse – même pas Björk. White Chalk commet certes une colossale infidélité au rock (du mois au rock en tant que genre musical), mais cette tromperie est tellement romantique, tellement sexy et tellement douce qu’on la lui pardonnera sans mal. N’y allons pas par quatre chemins : White Chalk est un chef d’œuvre, son meilleur disque depuis To brin you my love et le meilleur qui ait été chroniqué dans ce Top 10 depuis un sacré paquet de temps. La voix y est sublime, les arrangements somptueux, quant à la charge émotionnelle…si vous ne finissez pas en miette après « Dear Darkness »…
Bon, tout de même, il faut bien reconnaître que le premier morceau, « Before departure », sonne beaucoup comme du Tori Amos. Mais cela veut peut-être tout simplement dire qu’à l’approche de la quarantaine, Polly n’a plus besoin de crier pour se faire entendre… ?
à écouter en priorité : « The Devil » & « White Chalk »
Si au lieu d’enquiller les daubes
éfémisantes le Bowie des années 80 se l’était jouée crooner, ç’eut probablement donné The Devastations. Une autre possibilité pour y parvenir eut été que Pulp mâtine ses disques d’électronique et
que Jarvis Cocker fasse une dépression nerveuse, mais ça me paraît un peu tordu – voir risqué : c’eut pu déboucher sur un Radiohead de trop.
Bref ! Musicalement on n’a pas changé l’équipe gagnante de Coal, mais cet album fait un effet un peu curieux. S’il ne contient pas comme son prédécesseur de très grande chanson du type « Terrified » ou « Sex & Mayhem », son niveau global est finalement franchement supérieur avec une collection de morceaux juste très bons. Une autre possibilité eut été d’écrire que Coal était inégal – mais je n’aime pas faire des phrases simples.
En somme le jour où ce groupe attachant réussira à mélanger ses deux derniers albums, il publiera certainement le disque de l’année.
Et d’ici-là Yes, U vous est plus que chaudement recommandé.
à écouter en priorité : « Rosa » & « Mistakes »
Un album des Smashing Pumpkins pouvait-il ne
pas finir dans le Top 10 ? Euh…très franchement, ç’a failli arriver. D’ailleurs il n’était pas sur la liste initiale (vous pouvez toujours essayer de jouer à deviner de qui il a pris la place),
mais la conscience golbienne m’a imposé de le réécouter avant de rédiger l’article. Grand bien m’en a pris : tout n’est certes pas parfait sur cet album de reformation (je tiens à
souligner l’expression car les albums de reformations sont presque toujours décevants sur le coup, puis réévalués au fil du temps) mais il y a suffisamment de bon titres pour séduire le fan que
je suis. Bien sûr, j’aurais préféré retrouver les Pumpkins de la période Adore plutôt que ceux qui envoient la purée, dont
le moins qu’on puisse dire est qu’ils semblent un poil décalés à l’époque du revival-garage débraillé. Néanmoins comme me le faisait remarquer récemment un copain qui se reconnaîtra…dans la
mesure où plus personne n’est foutu de donner une vrai définition du garage-rock ** et où finalement le rock dur de mes jeunes années est en voie de disparition…ouais, tout ça mit bout à
bout, ça mérite d’accorder de la place à l’un des plus grands groupes que l’Amérique nous ait donnés. Lequel, en dépit des critiques (mais il a toujours été plus que sévèrement critiqué, souvent
par les mêmes qui nous expliquent aujourd’hui que rien sur Zeitgeist ne vaut Mellon Collie), n’a rien perdu de sa superbe dès lors qu’il s’agit de balancer des riffs métalliques
ou des rythmiques à faire pleurer Black Sabbath.
Bien sûr ce n'est pas le disque de l'année. Mais reprocher à Corgan de refaire du Pumpkins à l’ancienne après lui avoir reproché pendant des années de ne plus en faire, c’est quand même un peu gonflé. Ce disque regarderait vers le passé dit-on ? Oui, certainement, mais pas aussi loin qu’on en a l'impression de prime abord : Zeitgeist, tout bien réfléchi et contrairement à ce que j'ai pu croire, n’évoque pas tant que ça les Smashing Pumpkins des débuts. « That’s the way (my love is) » ou « Bring the lights » sont à tout point de vue (songwriting, arrangements…) dans la droite ligne de Machina II , qui s’adonnait déjà au même genre de « grunge moderne ». Encore eut-il fallu que quelqu’un l’ait jamais écouté dans son intégralité pour le noter ***. Au-delà de cela, Zeitgeist ressemble plus encore à la meilleure chanson inconnue de Billy Corgan : « Black Oblivion », sur l’album solo de Tony Iommi. Et s’il me semblerait un chouia exagéré de dire que j’adorerais entendre « Black Oblivion » déclinée à l’infini, sur la seule durée d’un unique album de reformation, cela me convient largement. Reste à voir à quoi ressemblera la suite…parce qu’en revanche si l’idée implicite du grand chauve est de ressusciter le grunge après avoir été le premier à l’enterrer, je ne suis pas sûr de le suivre. Wait & See.
à écouter en priorité : « Bleeding the Orchid » & « That’s the way (my love is) »
** : ok, tout le monde vous dira le contraire, mais après avoir réécouté Nuggets la semaine dernière, je maintiens !
*** : la phrase renvoie à Machina II – ça se voit que j’en ai marre de me faire insulter ?
NOTE : vos trackbacks et autres liens sont toujours les bienvenus concernant ces disques
Commentaires
sinon mon coup de coeur de ce trimestre reste "ouest" du ténébreux jason edwards que je te conseille.
Et puis tu touches pas à Garbage, sinon je t'éclate les... oreilles avec l'album de Kamaro.
Puisque tu avoues qu'Aphrodite a apparemment une plus grande sensibilité musicale, je propose qu'elle prenne en charge dorénavant la rubrique disques de ce GOLB. On se rend tous compte que tu es plus que limité dans ce domaine. Ce serait te faire du mal que vouloir persister. Il faut parfois savoir ranger sa fierté de côté, et laisser les plus doués s'en charger.
APHRODITE PRESIDENTE!!!!
sinon, il faut que je me penche sur le Foo Fighters. Je suppose qu'il est aussi bon qu'a l'habitude...
A bientôt !
les disques que je retiens pour ce trimestre sont :
- Public Enemy : un retour en grande forme avec leur meilleur disque depuis "apocalypse 91"
- Le Peuple De L'Herbe : je n aimais pas trop avant mais celui ci est vraiment bon
- Liars : plus accessible et très réussi
- Chrome Hoof : le mix parfait entre Sun Ra, les Funkadelic et Black Sabath
- Akron Family : de très loin le disque de l'année voir plus. un chef doeuvre inteporel à découvrir de toute urgence (+ d'info sur mon blog)
Voilà voilà, c'était mon avis indispensable du jour...
Je suis d'accord sur le PJ Harvey, magnifique.... sauf que... beaucoup de blogueurs - comme toi - semblent considérer qu'elle a quelque peu baissé de niveau depuis To bring you my love, mais je trouve qu'à part Stories from the city - très plaisant, mais un peu plus facile que les autres - elle est toujours restée aussi passionnante. Je n'en démords pas, et ne cesse de le dire à la suite de tous les articles sur White Chalk, j'adore Uh Huh her, que je considère comme un de ses albums les plus aboutis et captivants, et un des meilleurs albums de rock de ces 10 dernières années.
Kula Shaker, faudra que je réécoute. J'avais lu aussi la critique sur planetGong, mais je n'ai pas été totalement emballé par l'album (faut dire aussi que je ne l'ai écouté qu'une fois, assez distraitement).
Richard Hawley : J'adore ce qu'il fait. Je n'ai pas encore écouté son nouvel album, mais ça ne saurait tarder. Contrairement à toi, je n'ai pas trouvé le précédent inégal, au contraire, je trouve même que Coles Corner est son meilleur disque. C'est d'ailleurs un des premiers disques que j'ai chroniqué sur mon blog, je me permets de te mettre le lien :
http://art-rock.over-blog.com/categorie-641801.html
Ryan Adams : pas mal...
Foo Fighters : Pas besoin d'appeler KMS, tu as en ma personne un de leurs plus ardent détracteur. Je ne supporte pas ce rock bêta calibré pour les ados américains débiles. Grohl est très bon chez les autres, mais faut surtout pas lui laisser les clés de la baraque...
Sinon, je suis tout à fait d'accord avec Nyko pour les derniers Public Enemy et Liars...
mxmm : je me doutais bien que tu ne pourrais pas résister à Plateau. C'est une chanson tellement sublime qu'après avoir écrit ça j'ai essayé de me la remémorer...en vain : je ne me souviens que du titre !
klak : ça oui, ce sera un grand cru 2007...j'ai déjà en ligne de mire le Babyshambles (aussi), le Hushpuppies (aussi), le Jad Wio...sans oublier les Hives, Neil Young...ils sont tous de sortie !
Gaël : je suis désolé mais Robert Bidule, je n'accroche pas. C'est trop mou, trop progressif, pour moi...le genre planant façon Robert Wyatt a avalé deux boites de prozac et fait couiner les portière avant gauche de sa voiture, très peu pour moi - je laisse ça à G.T.
Guic' : eh bien...quand on aime les Foo Fighters, on ne peut qu'aimer celui-ci.
Lou : non, je ne connais pas l'artiste qui a fait la pochette du KS...quant aux albums précédents de Siouxsie & The Banshees, recommandons entre autres : "The Scream", "Kaleidoscope", "Juju", et "A Kiss in the Dreamhouse".
nyko : je vais peut-être jeter une oreille au Peuple de l'Herbe, alors, parce que moi non plus je n'aimais pas avant...et le Liars, of course, je n'ai juste pas eu le temps de l'écouter.
G.T. : je pense avoir déjà répondu plus haut à ta provocation sur Robert Bidule, et je ne relèverai pas celle sur les Foo Fighters - facile facile tellement facile que je l'avais presque prévue. A propos de PJ Harvey, par contre, je ne peux pas te laisser dire ça : je suis un fan de la toute première heure (comme toi ?), et j'aime absolument tous ses albums ! Mon préféré demeure "TBYML", mais j'aime beaucoup "Dancehall at louse point", je vénère "Is this desire ?", j'adore "Stories...' et j'aime énormément "Uh huh her" (peut-être un poil moins que les autres, mais je l'aime quand même). Ce n'est peut-être effectivement pas le cas de tous les blogueurs, mais moi la discographie de Polly après 1995, il n'y a que des 10 ou presque.
Thom : Je retire ce que je viens de dire.... Je vois qu'on se rejoint presque totalement sur la géniale PJ - c'est moi qui ai mal compris - alors tout te sera pardonné !







Confirmations donc...
Sinon "Plateau" est effectivement la meilleure chanson de Nirvanna. Et de loin.