Les notes du Golb

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    Sans façon !

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Ne m'écrivez pas

 
...je ne cherche pas, en effet, à me faire des amis...

...cependant, en cas de force majeure...
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 ATTENTION NEANMOINS : nous nous réservons le droit de décider du caractère profondément majeur de votre cas de force majeure. Ou pas.
Samedi 29 mars 2008
Le dernier Bauhaus est très réussi. Un retour en forme.

Voilà typiquement le genre de phrase que je me refuse à écrire. Voilà typiquement pourquoi je fuis les chroniques de nouveautés comme la peste la plupart du temps. La vérité est que je n'en sais rien. Que le plaisir de retrouver Bauhaus est tel que, dans le fond, je n'arrive pas à déterminer si j'écouterai encore Go away white dans six mois. Dans ces cas-là : je zappe de la sélection trimestrielle. Sinon j'ai des regrets. Il y a quelque semaines Sevie m'a fait m'amender avec une pointe d'ironie deux ans après que j'aie déclaré fort solennement à propos d'Asyl : « Voilà un futur grand groupe chers lecteurs... ». Ce genre d'aventure invite à la méfiance !

Ceci mis à part cette première sélection de 2008 (qui a changé de nom pour l'occasion - vu que ça n'a jamais été un TOP) a (comme de juste) été pour le moins meurtrière. S'il n'a guère été difficile d'écarter certains albums pourtant on ne peut plus hype (le , aimable plaisanterie dont l'unique mérite aura été d'apprendre à tous les blogueurs comment taper le o barré ; le Daniel Darc, intéressant mais néanmoins très décevant)...d'autres m'ont posé de sérieux cas de conscience. A commencer par le Vampire Weekend (voir plus bas) ou le Supergrass (meilleur grand groupe mineur de sa génération qui vient - comme d'hab - de publier un grand album mineur). Ou encore le Goldfrapp, pour des raisons un peu différentes : à force de ne lire que dithyrambes à son sujet je me suis forcé à l'écouter des dizaines et dizaines de fois pour comprendre ce qu'il avait de génial...avant d'abonner. D'autres auraient sans doute mérité d'être repéchés, comme les prometteurs Young Republic, les inénarrables Buzzcocks ou l'A Perfect Place de Mike Patton (excellent disque écarté de cette sélection pour une raison des plus oiseuses - ce n'est "qu'une" B.O.).

Sur ce passons à la sélection. A noter (mais vous avez maintenant l'habitude) que les albums parus fin mars (le Salsedo et le très attendu Bashung, entre autres) sont bien entendu reversés dans la sélection du prochain trimestre (quatre écoutes ne suffisant pas pour émettre un avis valable).



MON DISQUE A MOI (et rien qu'à moi) DU TRIMESTRE :

« Real Emotional Trash » - STEPHEN MALKMUS & JICKS

realemotional.gif Mais...POURQUOI ? Pourquoi le monde ignore t'il complètement les dernières sorties de Stephen Malkmus, ex-leader des cultissimes Pavement ?
Après un premier opus encensé aux quatre coins du globe en 2001, le beau Steve est retombé brutalement dans l'anonymat le plus complet alors même que son œuvre n'en finissait plus d'être passionnante. Comme l'excellent Pig Lib (2003) et comme le remarquable Face the Truth (2005), Real Emotional Trash est un album de tout premier ordre - sans aucun doute le meilleur sur lequel il se soit ébroué depuis l'indispensable Woowee Zowee. Carrément. Ce qui signifie en décodé que pour la première fois depuis très longtemps dans cette rubrique, le choix de "mon disque à moi du semestre" n'aura pas prêté bien longtemps au débat.
Car au bout d'une seule écoute le doute n'est pas permis : « Baltimore » est sans conteste LE grand morceau de ce début d'année 2008. Et ce n'est pas fini : « Dragonfly Pie » est une merveille de pop fracassée (et fracassante)... « Real Emotional Trash » un exercice de rock funambule exceptionnel...quant au reste, que ce soit l'adorable « Wicked Wanda » ou l'envapé « Out Of Reach », il permet enfin d'accoler une vraie classification à un artiste qui défie depuis toujours les étiquettes : Stephen Malkmus, roi de la trip-pop. Ouais, bon...soit : c'est un genre qui n'existe pas. Mais quoi de plus normal que d'inventer un courant tout exprès pour ce songwriter d'exception ? Réduire Malkmus à un genre préexistant serait faire insulte à son talent. D'autant qu'il vient de sortir, vous l'aurez compris, un très, très grand disque. De ceux qui vont placer la barre très haut pour une année 2008 encore balbutiante.

à écouter en priorité : « Baltimore », « Dragonfly Pie » & « We can't help you »



SELECTION :

« Dig, Lazarus, Dig !!! » - NICK CAVE & THE BAD SEEDS

nickcave-diglazarusdig.jpgL'an passé, Grinderman fit une telle unanimité que c'en devint rapidement suspect. Et pourquoi pas Nick Cave Président de la Blogosphère - pendant qu'on y était ? Bonne nouvelle : avec Dig, Lazarus, Dig !!! la légende vivante va redevenir subversive. C'est déjà ça. Mais sinon ? Que retirer de ce premier album des Bad Seeds depuis le chef d'œuvre Abattoir Blues ? Une déception ? Euh...plutôt une surprise. Demi surprise, pour être précis, dans la mesure où Lazarus est finalement dans la droite lignée du susnommé Grinderman - c'est à dire franchement rock'n'roll et résolumment seventies. Deux albums si proches en deux ans, voilà qui n'était pas dans les habitudes de Cave. De là à parler de nouvelle (ré)incarnation il n'y a qu'un pas que nous franchirons allègrement : oui, Nick Cave a encore changé. Musique plus aérée emmenée par des Bad Seeds parfois franchement pop, mais aussi esthétique tout à fait différente des (vieilles) habitudes : costumes plus clairs, clips singulièrement joviaux, artiste désormais souriant...et cette pochette !!!...d'aucuns m'accuseront de faire une fixation sur ce détail, mais pourtant... : tout est dit dans la désormais indispensable moustache de Nick Cave. A commencer par le côté rock de bûcheron psychédélique développé par le groupe sur un « We call upon the author » ou un « Lie down here (and be my girl) ». Dig, Lazarus, Dig !!! est un album frais, direct, presque spontané, musiques comme textes. Que ceux qui, déroutés, voudraient laisser au disque le temps de se décanter « parce que c'est Nick Cave » ne se fatiguent pas trop : au bout de la quarantième écoute Lazarus n'est ni meilleur ni moins bon. Il est pareil qu'après la première : rock, nerveux, particulièrement groovy (« Moonland »). Tout à fait réussi. Sans doute moins surprenant que Grinderman, mais nettement plus cohérent. Un futur classique ? Peut-être bien...

à écouter en priorité : « Dis, Lazarus, Dig !!! » & « Today's Lesson »
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à lire : l'article de SKA

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sans oublier...le Rékapituléidoscope Nick Cave (première et seconde partie)


« Ghost Days » - SYD MATTERS

Ballottage favorable. En fin de sélection une question m'a pris la tête durant plusieurs jours : Syd Matters ou Vampire Weekend ? Les deux albums présentent nombre de qualités, ils sont tous les deux signés par des groupes à l'exposition encore relativement discrète, et les notes indicatives que je leur avais décernés depuis quelques semaines étaient identiques. Alors que faire ? Eh bien avouns-le : le patriotisme bas de plafond l'a emporté et a hissé Syd Matters dans la sélection trimestrielle. De toute façon il m'a semblé que côté blogs, Vampire Weekend était déjà très bien défendu par Arbobo , Ama-L et Laiezza. En plus Ghost Days est un album remarquable pour s'endormir en fumant un joint et ça, c'est un argument de vente imparable, même si je ne fume plus de joints depuis longtemps et même si je suis insomniaque. La voix est superbe, les arrangements sont luxuriants et les chansons se retiennent. Que demander de plus ? Un peu de nerf ? Il est vrai que contrairement à ses deux (très bons) prédécesseurs le troisième Syd Matters ne sort presque jamais du registre éthéro- planant. Il faut attendre la toute dernière plage (« Nobody told me ») pour sentir un peu d'énergie, un peu de chair en sus de l'âme se dégageant du reste du disque. Mais peut-on réellement résister à « Cloudflakes » (une face B de The Eraser ?) ? A « Louise » et à son gimmick entêtant (une face B de Field Songs ?) ? A la tourbillonnante « Me & My horses »... ?...Air ayant visiblement démissionné de son rôle de machine à rêves nationale, Syd Matters se propose de le remplacer au pied levé. On signe des deux mains !

à écoute en priorité : « Everything else » & « Cloudflakes »

à lire : les billets de LAIEZZA
& LAURE


« Histrionics » - SCENARIO ROCK


histrionics.jpg Ballottage favorable - suite et fin. Scenario Rock ou Vampire Weekend ? Bon...vous l'aurez compris : les chouchous d'Arbobo se sont faits latter ce trimestre par la crème de la scène pop française du moment. Mais on les aime bien quand même (et on recommande). Venons-en à Scenario Rock, auteurs de l'excellent (et hélas trop mésestimé) Endless Season il y a (déjà) trois ans et demi. Ere du temps oblige, le groupe a définitivement enterré ses véliétés expériementaux-sonicyouthienne pour se concentrer sur l'autre versant de sa musique - une new-wave luxuriante et toujours aussi funky. C'est d'abord une semi-déception. Et puis...surprise : Histrionics tient foutrement bien la route. De plus en plus à chaque écoute. Quitte à tenir la dragée haute aux dernières grosses sorties du genre (à commencer par le Bauhaus susmentionné). Moins immédiates qu'il y paraît de prime abord, les compos fonctionnent bien, se retiennent, se sifflotent autant qu'elles s'écoutent. Un nouveau disque classieux à mettre à l'actif de ce jeune groupe décidément prometteur - donc. Chaudement recommandé par Le Golb !

à écouter en priorité : « Glances & Smiles » & « Love antidote »


« In the future » - BLACK MOUNTAIN

BlackMountain-04-wide.jpg Régulièrement un groupe apparaît qui n'invente rien mais recycle de manière tellement agréable qu'il ramasse tous les lauriers. En 2008 ce sera Black Mountain, collectif canadien déjà auteur d'un sympathique petit premier album il y a trois ans. Objectivement, In the future n'apporte rien à la musique ni à l'esthétique. C'est un album de hard-rock-prog seventies tout ce qu'il y a de plus banal, on ajoutera même avec un soupçon de mauvais esprit que publié en 1973 il serait passé complètement inaperçu. Qu'importe : si réellement le rock repose sur la notion de recyclage décomplexé Black Mountain peut sans conteste être vu comme l'un des groupes les plus excitants du moment.  Avec ses gros riffs à la Sabbath (dont il reprend carrément le son de guitare sur « Stormy High »), ses envolées floydiennes et ses breaks made in Deep Purple...Black Moutain a tout pour plaire aux amateurs de rock millésimé. On glisserait d'ailleurs volontiers une pépite comme « Angels » dans la lignée d'un Powderfinger - autres charmants piqueurs de plans à pattes d'eph. Une réussite, donc : en dépit de quelques passages un brin poussifs (ou comment partir de Hawkwind pour finir en Blue Öyster Cult) In the future est un très bon disque...qu'on aura tous oublié dans deux ans - probablement. Et alors ?

à écouter en priorité : « Stormy high » & « Tyrants »

à lire : les articles d'ERIC
, KLAK et SYSTOOL.


« Midnight Boom » - THE KILLS

kills.jpgCertains attendaient depuis des années que les Kills cessent d'être un petit groupe prometteur et publient LE disque. C'est chose faite avec Midnight Boom, qui délaisse un peu l'electro-punk pour se recentrer sur une musique plus aérée mais toute aussi efficace. Comme en plus le duo est en passe devenir énorme...il n'en fallait pas plus pour que subitement les adorateurs d'hier se mettent à dénigrer VV et Hotel. Pourtant, et même s'il est incontestable que les Kills se sont assagis, Midnight Boom reste un excellent disque, tout à fait raccord avec leurs premières exactions. Voilà bien longtemps (depuis le premier Peaches en fait) que le rock n'avait plus été si dansant, si catchy et si danceflooriquement incorrect. Certains se gaussent sur le mode : les Kills ont viré Garbage. Tout juste : Midnight Boom est effectivement le grand disque qu'on a cessé d'attendre de Garbage depuis une bonne décennie. Il faut voir VV se métamorphoser en Siouxsie technoïde le temps d'un mémorable « Hook & Line » pour mesure le chemin parcouru par un duo qui il y a encore trois ans avait tout du feu de paille. Aussi mélodique que percutant, Midnight Boom passe très bien l'épreuve des cinquante écoutes, s'imposant sans grande surprise comme l'un des meilleurs disques du trimestre. Reste à voir s'il résistera aussi bien à l'épreuve du temps...m'est avis que oui.

à écouter en priorité : « Alphabet Pony » & « Hook & Line »

à lire : l'article d'ERIC
, qui une fois n'est pas coutume pense tout l'inverse de moi ; celui de LYLE (qui pense l'inverse des deux réunis)


« Plan your escape » - GIRLS IN HAWAII

planyour.jpgLe nouveau Girls In Hawaii est une petite merveille. Quelle surprise venant des auteurs de l'excellent From here to there. Lentement mais sûrement le sextet belge est en train de se faire son trou et de s'imposer comme l'un des fleurons de la pop européenne...le buzz enfle un peu plus à chaque sortie et le succès devrait être enfin au rendez-vous pour cette troisième livraison de très, très haute tenue. Chaînon manquant entre Radiohead et Grandaddy, Plan your escape propose une musique plus que rafraîchissante, atmosphérique et évanescente ici (« Shades Of Time », « Plan your escape »), power-pop et nerveuse là (« Bored », « Grasshoper », « Road to Luna »...). Dans ses meilleurs moment ce nouvel opus rappelle l'Archive de la belle époque (celle de Londinium et de Take my head) voir des Pixies saupoudrées de Beach Boys. De bien belles références pour un album brillant de bout en bout, de ces rares merveilles pop capables de provoquer l'adhésion immédiate de l'auditeur même le plus exigeant. La grande classe !

à écouter en priorité : « Grasshoper »


« Sixes & Sevens » - ADAM GREEN

2259723005_ffb04a9d84.jpgAdam Green. Evidemment. Après deux disques plutôt mineurs (dont un Jacketfull Of Danger oublié deux mois après sa sortie) l'ex Moldy Peaches retrouve enfin le sommet avec ce cinquième opus jazzy et baroque. Et se met à assumer : oui, celui qui chantait autrefois « Nat King Cole » se prend pour Sinatra. Ainsi que pour une demi-douzaine d'autres qu'il imite avec humour et décontraction. « Be my man » fait immanquablement penser à Lou Reed période New York, « Festival Song » offre une relecture en fanfare (pour le moins) d' « I fought the law »...et l'ensemble évoque le Scott Walker des débuts qui aurait hérité de l'entrain du jeune Beck. Même si un chouia trop long, l'album réussit malgré tout à aller très loin dans la pop choucroutée sans jamais sombrer dans le pompier - ce n'est pas le premier Rufus Wainwright venu qui pourrait en dire autant. C'est d'ailleurs un Wainwright que Sixes & Sevens rappelle le plus fréquemment - mais pas le fiston torturé : le papa déjanté. Ce n'est pas le moindre des compliments. Si Friends Of Mine (chef d'œuvre de Green paru 2003) reste le disque référence de cet artiste dans son versant folk, Sixes & Sevens ressemble bel et bien à l'accomplissement de cette incarnation pop et hot apparue en 2005. Le prélude à une troisième période toute aussi passionnante ? Après tout...le premier single solo d'Adam Green ne s'intitulait-il pas Dance with me ?

à écouter en priorité : « Festival Song » & « Drowning head first »

à lire : l'article d'ERIC



« Svn Fngrs » - BLACK FRANCIS

2qdc1lw.jpgLe retour gagnant de Frank Black avec le très bon Bluefinger avait été l'une des meilleures nouvelles de 2007. Six mois après, Svn Fngrs vient confirmer ce retour en grâce d'une bien belle manière : fini les Catholics et leurs arrangements bourrins, finies les rumeurs de nouvel album des Pixies et finis les trip americana bassinnants. Frank Black a retrouvé la route du rock, ressuscité son premier alias et se contente de faire ce qu'il fait le mieux : écrire et enregistrer des chansons aux mélodies ciselées et à la dynamique irréprochable. Si Bluefinger était a priori son meilleur album depuis le classique Teenager Of The Year (1994), ce quatorzième opus solu (hors compiles) pourrait bien être tout simplement son meilleur disque depuis le split des Pixies il y a quinze ans jour pour jour. Facile d'accès sans tomber dans les facilités de la période Frank Black & The Catholics, Svn Fngrs montre un maestro à l'assurance retrouvée et plus en voix que jamais. Texte, musique ou arrangements, « When they come to murder me » est assurément la plus grande chanson qu'on ait entendu par Black depuis des lustres. Et ce n'est qu'un parmi les sept doigts vengeurs que renferme ce disque compact, ramassé et implacable. Entre un « Garbage Head » renouant avec le son pixien et le brûlot punk « I sent away »...du bon et rien que du bon sur ce nouvel album. A ne pas manquer !

à écouter en priorité : « Half-man » & « When they come to murder me »


« We have you surrounded » - THE DIRTBOMBS

cover.jpgDans notre série Rétro, il serait sans doute intéressant (quoiqu'un peu humiliant pour votre serviteur) de repêcher ma chronique d'Ultraglide in black - second album des Dirtbombs sorti en 2001. Sûr de mon fait, je concluais en effet en annonçant : « s'ils continuent à ce rythme, les Dirtbombs risquent de sortir un de ces quatre le grand album rock de la décennie ». Bon. Personne n'est parfait, on a tous été jeune et on a tous péché une ou deux fois par excès d'enthousiasme. Finalement sept ans plus tard les Dirtbombs n'ont pas publié de grand chef d'œuvre, n'ont pas marqué la décennie et n'ont même pas acquis le statut de leaders de la nouvelle scène RNR que j'étais le premier à leur promettre. Mea culpa. A ma décharge on notera cependant que : 1/ je n'étais pas convaincu par les White Stripes et trouvait les Dirtbombs bien plus intéressants (preuve de bon sens s'il en est !) ; 2/ je ne pouvais vraiment pas deviner qu'en moins d'un an les Queens Of The Stone Age passeraient du stade d'excellent collectif à celui d'artistes majeurs de leur temps ; 3/ je pouvais encore moins deviner que les Libertines allaient débarquer à ce moment. Reste que pendant ce temps-là les Dirtbombs ont fait presque mieux : elles sont devenues les valeurs les plus sûres de l'underground US actuel (ex æquo avec les Liars!) ; si les Stripes sont les Nirvana de l'affaire, le groupe de Troy Gregory semble avoir hérité du rôle de Mudhoney. Est-ce plus mal ? Incontestablement, We have your surrounded est un grand disque, imparfait mais terriblement classieux, évoquant tantôt...Mudhoney, justement - soit donc des Stooges ressuscités (« It's not fun until they see you cry »), tantôt des Stones post-grunge (« Leopardman »), tantôt enfin des White Stripes qui se contenteraient d'envoyer la purée (« Fire in the Western World » et son refrain imparable). Ajoutant à leur rock sans fioritures une pincée de Suicide (« Race to the bottom ») voir un zest de The Fall (« I hear the sirens »), les Dirtbombs se sortent avec une aisance incroyable du carcan garage-punk dans lequel certains auraient souhaité les enfermer. Et s'affirment comme un grand groupe de rock'n'roll - tout simplement. Autant dire que dans le genre, il sera probablement très difficile de trouver mieux en 2008.

à écouter en priorité : « It's not fun until they see you cry » & « Indivisble ».

à lire : l'article d'ERIC




NOTE 1 : comme d'habitude, je vous invite à ajouter vos liens dans les commentaires si vous avez vous aussi chroniqué ces disques.

NOTE 2 : comme d'habitude (aussi), je vous renvoie à l'indispensable
classement des blogueurs pour un plus vaste aperçu...même si pour l'heure l'édition 2008 de notre rubrique favorite balbutie encore (G.T. !!! Reviens !!!)...

NOTE 3 : article programmé en début de semaine ; je suis donc là tout en étant toujours pas là.



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