Les notes du Golb

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   Oxxxxx
    Sans façon !

   OOxxxx
    Bof...

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    Eventuellement...

   OOOOxx
    Volontiers.

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    Sans la moindre
    hésitation !!!
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Ne m'écrivez pas

 
...je ne cherche pas, en effet, à me faire des amis...

...cependant, en cas de force majeure...
....
 ATTENTION NEANMOINS : nous nous réservons le droit de décider du caractère profondément majeur de votre cas de force majeure. Ou pas.
Jeudi 15 mai 2008
Faut-il encore préciser de quoi il s'agit ? Comme à chaque "retour de off", panorama rapide des dernières lectures (car s'il m'arrive d'arrêter d'écrire il est bien rare que j'arrête de lire...).




Buffalo for the broken heart (Dan O'Brien, USA, 2001)
V.F. : Les bisons du cœur brisé

Tu vas voir, c'est le grand copain de Jim Harrison, et c'est aussi bien ! ...avait dit ma bibliothécaire, qui est toujours de bon conseil. Ah. Bizarrement, moi, les grands copains de machin et de bidule me tentent rarement. Je ne sais pas trop pourquoi. J'ai l'impression étrange que les grands écrivains ne savent pas trop choisir leurs amis. La preuve par trois cents pages pontifiantes au possible. De Harrison, O'Brien semble avoir voulu reprendre les obsessions, l'esprit irrévérencieux et les grandes étendues sauvages. Il n'a gardé que les gimmicks, les réflexions sur la destruction de l'écho-système et les cowboys tristes. Oh bien sûr...tout ceci n'est pas inintéressant. L'engagement socio-politique du bonhomme fait même plutôt mouche. Sauf que ce genre de bouquin n'a jamais été et (espérons-le) ne sera jamais de la littérature.

note indicative :  



Plutôt crever (Caryl Férey, France, 2002)


"Je n'ai jamais lavé ma voiture - plutôt crever." La première phrase de cet excellent roman noir donne le ton : déjanté et tout punk comme on aime, bourré d'humour, de morgue... Si comme votre serviteur les polars made in France vous laissent souvent sur votre faim à force de vouloir toujours imiter les grands américains sans jamais les égaler, Caryl Férey devrait pouvoir vous réconcilier sans problème avec le genre. La plume est personnelle, l'intrigue inventive et l'ambiance tendue à souhaits vous aspirera littéralement. Comme en plus il paraît que ce n'est même pas le meilleur livre de cet auteur...

note indicative :  


Only Revolutions (Mark Z. Danielewski, USA, 2006)
V.F. : O Revolutions

Deux histoires en une ou une seule histoire livrée en deux versions, à chacun de choisir l'expression idoine pour qualifier la dernière bizarrerie de Danielewski. Tranché en deux, le roman propose les visions non pas successives mais simultanées du même road-movie. D'un côté le regard de Sam ; de l'autre celui de Hartley. Et au fur et à mesure qu'ils filent vers leur destin la police diminue, les cheminements d'abord distincts se diluent...et l'attention du lecteur avec ! Car si le travail formel (structurel étant un terme plus approprié) est assurément détonnant, l'intrigue se révèle assez vite d'une banalité à pleurer. Quant au style...quel style ? L'objet est plastiquement superbe, fourmille d'idées structuelles, la démarche artistique est incontestable...mais le fond est au final des plus ternes. Ce ne sont pas toujours les grands écrivains qui ont les plus grandes idées...la preuve ! Si Danielewski est assurément un génie, son génie est celui du concept, de la performance plus que de la littérature...semi déception, donc, de la part d'un auteur dont on m'avait pourtant dit grand bien.

note indicative :  


Cendrillon (Eric Reinhardt, France, 2007)

Certains se sont émus récemment de l'inexistence bloguienne de ce livre acclamé par la critique lors de la dernière rentrée littéraire, qui sont allés tirer des conclusions que nous leur laisserons bien volontiers. Ce qui est sûr c'est que mis à part l'ami Barttlebooth, peu de blogueurs se sont attaqués au dernier Reinhart. Manquement réparé par Le Golb ! Pour savoir ce que j'en pense, inutile de vous fatiguer : allez lire l'article de Barttle, qui est incroyablement juste...je suis d'accord sur quasiment tout du début à la fin. Oui, "Cendrillon" est alléchant. La fable sur le libéralisme est mordante, séduisante, se lit avec jubilation (à plus forte raison lorsque le hasard vous la fait lire quelques mois après le scandale de la Société Générale). On regrette d'autant plus que l'auteur ait éprouvé le besoin de sombrer à mi-parcours dans une espèce d'auto-contemplation aussi craignos que très représentative (dans le fond) de la société qu'elle entend dénoncer. Dommage que ç'a n'ait pas été volontaire...

note indicative :  



Street Of The Lost (David Goodis, USA, 1952)
V.F. : Epaves

Ou comment finir en beauté une semaine de lecture un peu terne (litote). Certes la production de Goodis (à l'image de celle de tous les auteurs emblématiques de la mouvance hardboiled) est des plus inégales. Néanmoins celui-ci se dégage clairement comme un de ses meilleurs, sombre et romantique, enragé mais tendre. Publié un an avant le classique "The moon is in the gutter", il lui ressemble beaucoup dans son côté nocturne urbaine contemplative. Trop peut-être - mais quelle importance dans le fond ? Quand Goodis s'empare de la misère sociale, de la peur du lendemain et de la précarité matérielle devenant précarité affective...difficile de ne pas fondre sur le champ. A plus forte raison parce que la trajectoire de Chet Lawrence n'a sans doute jamais paru aussi actuelle...

note indicative :  



...

par Thom publié dans : Lectures
recommander

Commentaires

Assez d'accord sur Danielewski : intéressant et même carrément fascinant mais hélas un peu creux. J'avais quand même préféré le premier (House Of The Leaves). Complètement d'accord sur Goodis (mais j'aurais mis la note max moi !). Pas lu les autres. Cendrillon me tente bien malgré ce que t'en dis.

Bizz,

Lily.
commentaire n° : 1 posté par : Lily le: 15/05/2008 11:44:36
Je sais ça va paraitre bizarre vu que je n'aime pas les romans noirs américains (ni les autres) mais épave est un de mes romans préférés :-)... Pour les autre c'est pas très tentant tout ça... sauf le ferey peut être mais bon encore un roman noir :-))))))
commentaire n° : 2 posté par : yueyin (site web) le: 15/05/2008 12:36:17

Faut croire que je fais partie du petit nombre de blogueurs qui on parlé de Cendrillon... En tout cas, je partage ton avis sur ce livre.

"Certains se sont émus récemment ..." C'est qui ?
commentaire n° : 3 posté par : Emma (site web) le: 15/05/2008 13:31:55
Emma, moi, parmi d'autre lecteurs de blog, n'étant pas eux-mêmes bloggers. Le commentaire n'était d'ailleurs pas appliqué qu'à Cendrillon, mais à beaucoup de livres faisant "happening" dans la presse, et presque snobés par les blogs.
Thom, je n'ai pas lu Férey, ni ce Goodis précis. Je suis tout à fait d'accord sur O'Brien, la manière dont on vous l'a présenté dit tout : à part être le meilleur ami de Jim Harrison, il n'a guère de légitimité. Pas d'accord du tout sur Cendrillon (justement), que j'ai trouvé exceptionnel, même si un peu long. Pas lu le dernier Danielewski. Pas envie, du tout, le premier ne valait pas le bruit qu'on a fait autour.

BBB.
commentaire n° : 4 posté par : BBB. le: 15/05/2008 13:44:03
Alors que j'ai beaucoup aimé LA MAISON DES FEUILLES, j'avoue que j'ai calé à mi-lecture pour ONLY REVOLUTIONS... en effet, le concept est excellent, encore une fois, mais l'histoire est vite lassante...

SysT
commentaire n° : 5 posté par : SysTooL (site web) le: 15/05/2008 13:57:00

Bonjour Thom, tu as fait bon voyage ?

Sur cette page, je ne connais que David Goodis, Epaves et Descente aux enfers, Tirez sur le pianiste. Je donne les 5 perles d'or, comme toi.

C'est toujours pareil, la littérature 'moderne'... après les années '60... si encore c'était un Thom Le Golb nouveau :)

commentaire n° : 6 posté par : jdm (site web) le: 15/05/2008 16:43:58
yueyin >>> effectivement c'est...innattendu !

Lily & SysT >>> pas lu le premier Danielewski...mais je vais m'y mettre, alors.

Emma >>> je n'avais pas vu ton article (en fait je crois que je n'avais même jamais vu ton blog). Toutes mes excuses, Barttle et moi n'étions pas seuls :-)
Pour le reste...je crois que BBB. vient de te répondre (quel courage, se dénoncer ainsi :))

jdm >>> malheureux ! Ne tente surtout pas le Diable !!
commentaire n° : 7 posté par : Thom (site web) le: 15/05/2008 20:18:16
meri pour ton avis sur mon opinion sur le fameux cendrillon, j'en ai preque rougi...cet article est d'ailleurs l'artclie qui me ramène le plus de visiteurs sur mots clefs...bon cela ne révolutionne pas non plus mon audience confidentielle... mais stable on se fait plaisir comme on peut...
commentaire n° : 8 posté par : bartllebooth (site web) le: 15/05/2008 22:00:00
Allons, Thom : nul courage à dire ce que l'on pense. Encore moins lorsqu'il s'agit de dire quelque chose que l'on a déjà dit ailleurs, publiquement.
Cependant, je n'ai pas été le seul à le noter. Je crois que beaucoup de lecteurs "non-bloggers", sont souvent décontenancés par le décalage entre buzz sur blog, et buzz dans la presse. Ce que j'ai dit une fois de Cendrillon, on pourrait le dire de beaucoup de livre. Même le raz-de-marée des Bienveillantes, il n'a pas recouvert la blogosphère des lecteurs.

BBB.
commentaire n° : 9 posté par : BBB. le: 15/05/2008 22:32:13
Barttle >>> petite audience qui vaut petit référencement...quand je fais les recherches google sur les autres blogs avec des articles liés, je dépassé rarement la page 4, c'est pourquoi tu as dû remarquer que presqu'à chaque fois tu étais obligé toi-même d'attirer mon attention sur ta critique. Or cette fois-ci...ton blog est sorti en premier. Tu m'étonnes, John. Ce qui donne d'autant plus de poids à la réflexion de BBB. comme quoi ce livre a été littéralement snobé sur le net ;-)

(au passage BBB. : je ne pensais pas spécialement à vous quand j'ai écrit cette phrase dans le billet...)
commentaire n° : 10 posté par : Thom (site web) le: 16/05/2008 01:29:34
Je sais.
commentaire n° : 11 posté par : BBB. le: 16/05/2008 13:58:14
Sauf que ce genre de bouquin n'a jamais été et (espérons-le) ne sera jamais de la littérature.

Et à partir de quand peut-on dire d'un roman que c'est de la littérature? Tu nous as habitués à moins snob comme remarque! ;-)
commentaire n° : 12 posté par : Gaël (site web) le: 21/05/2008 00:24:41
A partir du moment il y a développement d'une démarche esthétique, stylistique, narrative, bref : littéraire. C'est la base, et tu devrais savoir que si je dis que ce n'est pas de la littérature (ce qui ne m'arrive jamais) c'est que c'est vrai. Au mieux c'est un récit à caractère documentaire, un vulgaire témoignage...mais pas le travail d'un écrivain, il n'y a aucun style, pas le moindre début de commencement de personnage, aucune construction narrative, aucune démarche...rien, juste un vague propos sociopolitique très en vogue de nos jours.
commentaire n° : 13 posté par : Thom (site web) le: 21/05/2008 12:45:55
Mais c'est un roman ou un récit? Parce qu'à relire ta critique (expresss, on est bien d'accord), ce n'est pas très clair...
commentaire n° : 14 posté par : Gaël (site web) le: 23/05/2008 15:44:26
Oui...la critique est courte et peu éllaborée, en effet. Tu viens de saisir le concept des critiques expressssss :-)

Sinon, c'est plutôt un récit. Mais ne me demande pas trop de détails sur un bouquin que j'ai lu il y a presqu'un mois et qui a été recouvert depuis par des choses autrement plus marquantes ;-)
commentaire n° : 15 posté par : Thom (site web) le: 23/05/2008 18:18:46

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