Ce qu'il y a de bien avec le dernier James Bond c'est que comme personne ne sait ce que veut dire son titre ni n'a pigé quoi que ce soit au scénario on peut se permettre à peu près tous les jeux
de mots qu'on veut avec
Quantum of – reconnaissons d'ailleurs que
Fashion a d'emblée placé la barre très haut avec son redoutable
Quantum of Sexytude (on ne devient pas une Leadeuse de la Blogosphère par hasard – non mais)
En revanche on peut tout à fait devenir critique de cinéma complètement par hasard… et là je me rends compte que ma transition, quoiqu'excellente (normal : je suis un Leader de la Blogosphère -
de retour pour vous servir), pourrait laisser entendre que le commentaire s'adresse à Fashion… alors qu'évidemment (mais était-ce utilie de le préciser ?) il n'en est rien. Bref : je voulais dire
qu'on pouvait tout à fait devenir critique de cinéma par hasard, il suffit pour cela de savoir aligner trois mots, de savoir taper le nom qu'on s'est choisi dans un champ over-blog et
accessoirement d'avoir vu un film (mais à la limite c'est pas obligé).
Quoi ? Thom qui nous fait une charge contre les blogs ?
Bien sûr que non : Thom vous fait une charge contre son ennemi héréditaire, son Spectre à lui – la Connerie Humaine. Ici présentée sous son jour le plus dangereux… non point Daniel Craig ni la
sexiyude, mais bien sûr la Mode dans ce qu'elle a de plus moutonnier et la presse (officielle et officieuse) dans tout ce qu'elle a de plus… moutonnier aussi, en fait. Mais incompétent –
surtout.
Comment ne pas s'étonner en effet de noter que depuis que Daniel Craig et le très bon « Casino Royale » ont remis James Bond à la mode on voit fleurir partout sur les blogs, sites, forums… des
experts en bondologie dont on se demande bien où ils étaient planqués durant l'époque Dalton – Brosnan, pour vous dire il y a même plein de filles qui s'y collent (oui parce que James Bond
intéresse les filles… bienvenu dans le vingt-et-unième siècle), et tous ces grands spécialistes de nous démontrer par A + B pourquoi « Casino Royale » était génial… ou pourquoi, le cas échéant, «
Quantum of Solace » est à chier. Le tout au gré d'un festival de lieux communs et d'inexactitudes élevées au rang de vérités fondamentales, car désormais on disserte sur Bond avec le même sérieux
et la même exigence que l'on décortiquerait Hitchcock. On croit rêver. On en pleurerait même, n'était-ce si drôle. Et du coup rions-en un peu… en explorant cet univers parallèle peuplé d'idées
reçues bondiennes, de lieux communs bondés et de bondieuseries toutes faites
1
Chapitre 1 : Daniel Craig et « Casino Royale » ont renouvelé la franchise.
Rien ne dure jamais. C'eut pu être un super titre de jamais Bond, manque de bol c'est le titre d'un… Die Hard
2. On eut bel et bien droit en revanche au psychédélique « Demain
ne meurt jamais », mais si Demain est effectivement éternel force est de reconnaître qu'Hier meurt tous les jours. Rien d'étonnant donc à ce que Pierce Brosnan, après avoir été jeune, ait fini
par devenir vieux… et par céder la place à un jeune, Daniel Craig, qui sera sans doute vieux dans trois épisodes. Personne n'en réchappe et les bondophiles ont peur de l'âge, sans doute à cause
de Roger Moore qui incarna l'espion jusqu'à un âge indécent (cinquante-huit ans) et fait carrément croulant dans « Dangereusement vôtre » (un très bon épisode au demeurant). Seul Sean Connery
parvint à incarner un vrai vieux Bond dans « Jamais plus jamais » (1983), épisode non-officiel où il reprend du service en parallèle à Moore et joue avec son image de sex-symbol vieillissant avec
une jubilation évidente (les premières scènes montrent Bond contraint de subir une cure de remise en forme). Brosnan commençant au début des années deux mille à faire un peu vieux beau, il a en
toute logique été remplacé par un illustre inconnu (Roger Moore - encore - mis à part le rôle pour le moins vampirique de Bond n'est jamais confié à des stars
3).
Dire pour autant que « Casino Royale » a renouvelé la franchise et remis les compteurs à zéro est cependant au moins aussi excessif qu'inexact : la période Craig, après deux films, s'annonce ni
plus ni moins comme une variante de la période Timothy Dalton – c'est la fameuse Quête du Sens de TF1 revisitée par Hollywood. Les points communs entre les deux ?
- une époque où le film d'action connaît un vrai renouvellement (lui) :
Die Hard dans les 80's, «
24 » ou
Jason
Bourne aujourd'hui.
- un retour au sources... c'est à dire, en langage bondien, un Bond plus dur, plus violent, plus brutal, moins gentleman - espion - qu'est - violent - mais - quand - même - c'est - le -
gendre - idéal. Bref : moins lisse que Papi Brossard… euh ! Pépé Brosnan.
- un acteur qui n'a pas du tout la tronche de l'emploi : Timothy Dalton l'acteur shakespearien hier, Daniel Craig aujourd'hui... les deux ayant pour point commun de ne pas avoir le côté dandy du
Bond façon Connery – Moore, d'être doté de silhouettes athlétiques et d'une largeur d'épaule peu bondienne.
- un personnage capable de montrer un genre de sensibilité et même de tomber amoureux : dans « Permis de tuer », il y a vingt ans, on découvrait simultanément que Bond pouvait être amoureux, et
même avoir un ami, en l'occurrence un espion assassiné qu'il voulait venger… c'est vous dire si « Quantum of Bidule » est révolutionnaire puisqu'il repose peu ou prou sur la même trame.
- des films plus proches d'un thriller d'action traditionnel que des bonderies habituelles.
Point commun subsidiaire ? « Tuer n'est pas jouer » fut très bien accueilli par la critique et le public, qui saluèrent le
renouvellement de la franchise. Son successeur, « Permis de
tuer », fut en revanche déchiré par tout ce que la planète comptait de commentateurs, sous prétexte que James Bond y était (quasi) dénaturé.
Ca ne vous rappelle rien ?
Chapitre 2 : avec « Casino Royale » puis « Quantum of Solace », James Bond est devenu une vraie série.
C'est le lieux commun le plus répandu… et le plus stupide. Ainsi sous prétexte que « Quantum of Solace » commence quelques minutes après la fin de « Casino Royale » James Bond serait plus une
série qu'avant ? Le raisonnement est une jolie émanation de celui entourant le retour aux sources de Batman… mais il y a toujours eu une continuité interne dans James Bond. En fait, chaque
changement d'acteur a opéré une remise de compteurs sériels à zéro, mais il y a bel et bien une suite narrative dans les James Bond de la période Connery, un peu moins avec Moore sans doute, et à
nouveau avec Brosnan. Ne fût-ce cette évidence : les missions se succèdent et le héros vieilli. Certes, il n'évolue pas. Mais de par son concept même James Bond n'est pas à même d'évoluer, il
n'évolue d'ailleurs pas plus sous la plume de Ian Flemming, dont les romans (que je vous recommande) ne se suivent ni se répondent pas plus que les aventures de Bond au cinéma. En fait, le vrai
coup de poker de « Quantum of Solace » n'est pas d'avoir fait une suite… mais une suite directe. Histoire de faire péter les ventes de dvd de « Casino Royale » ? Peu importe : pour avoir vu les
deux à quelques jours d'intervalles je vous assure qu'on ne comprend pas beaucoup plus « Quantum of What » en ayant vu le précédent. D'ailleurs, dans « Quantum of What », on ne comprend rien la
plupart du temps.
Chapitre 3 : Ce n'est pas mauvais, mais James Bond est devenu un héros d'action ordinaire dans un film d'action ordinaire.
Ca, c'est mon lieu commun préféré de tous. En fait c'est moins un lieux commun que de la paresse intellectuelle pure et simple - je suis d'autant mieux placé pour l'affirmer qu'il m'est sans
doute arrivé de l'écrire aussi. Pourtant en y réfléchissant, c'est une ineptie que de dire un truc pareil... et une telle unanimité dans le non-sens finit par rendre admiratif – c'est bien
normal. D'abord parce que « QOS » est TRES mauvais. Ensuite parce qu'entre nous… qu'est-ce qu'un James Bond sinon un film d'action ordinaire ? Le James Bond des années 60 / 70 n'est-il pas la
matrice de tous les films d'action des décennies suivantes ?
La remarque susmentionnée est à la fois amusante et angoissante en cela qu'elle offre une réaction totalement disproportionnée non par rapport à ce Bond représente… mais par rapport à ce qu'il
est. La qualité (réelle) de « Casino Royale » semble avoir fait oublier à beaucoup, et plus encore aux néo-bondiphiles contemporains, que la qualité des films bondiens est depuis la nuit des
temps inversement proportionnelle à la fascination exercercée par le mythe. A voir tous ces gens clamer que « QOS » est un film d'action ordinaire on est évidemment obligé de s'interroger :
qu'ont de si extraordinaire tous les autres ? A vrai dire… rien. A part les deux premiers (allez, on va étendre au troisième, « Goldfinger », qui est assez culte même si déjà ce n'est plus
pareil) aucun Bond n'a jamais été un monument du septième art – pas même « Casino Royale » (dont cinquante pourcent du charme vient du rajeunissement d'u npersonnage qu'on connaissait ailleurs).
Certains épisodes (« Moonraker », « Rien que pour vos yeux » ou plus récemment « Meurs un autre jour ») sont même des daubes absolues, quant aux romans de Flemming, ils sont sympas, parfois très
bons… mais quand on en a lu deux on les a tous lus (commentaire valant également pour la plupart des films à partir d' « Opération Tonnerre »). Dès lors dire de « Quantum of Solace » qu'il n'est
qu'un banal film d'action… c'est refermer une porte pour mieux l'enfoncer en la criblant de balles de Walter PPK. A se demander ce que tous ces gens ont vu dans « Casino Royale » sinon ce qu'on
peut voir dans la plupart des Bond : un film de garçons qui fait boum-boum, pan-pan et hum-hum. Peut-être avec un peu plus de fond que dans d'autres épisodes… mais avec surtout beaucoup de
violons à la fin.
Idem pour le
banal personnage d'action et sa variante
Bond évoque Jack Bauer. Réglons le compte de la seconde assertion pour commencer : Bond n'arrive pas à la cheville de Jack,
il n'a pas le quart du dixième de son épaisseur, et si l'on peut comprendre que voir Bond pourvu d'émotions puisse déstabiliser… précisons tout de même que les émotions selon Bond-Craig se
limitent à froncer les sourcils et serrer les dents (un peu à la manière de Ron « Ridge Forrester » Moss dans
Amour, Gloire & Beauté). Fichtre : que de fêlures ! Bauer est un
personnage maudit et torturé, Bond, lui, a juste soif de vengeance… et encore on le sait juste parce qu'à un moment, M lui dit :
« Vous êtes sûr que vous n'agissez pas par vengeance ?
»… parce que nous, franchement, on n'avait pas trop vu la différence par rapport à d'habitude : quand Bond est en forme il baise des filles et tue des méchants (et des fois il baise des
filles méchantes qu'il tue après) ; quand il est déprimé il tue des méchants et baise des filles.
De fait on s'interroge sur le pseudo dénaturement de James Bond dans ce film… : comment peut-on dénaturer un personnage dont le caractère tient sur un confetti plié en quatre ? D'ailleurs
caractère est un grand mot : le caractère de James Bond se limite à une poignées d'attributs. 007 est reconnaissable à son matricule, son permis de tuer, son Aston Martin
4 et son Martini Gin – pas à un quelconque trait de personnalité. Sa seule particularité physique est d'être longiligne et brun… par conséquent depuis qu'il est joué par un
blondinet taillé comme un rugbyman les producteurs ont officialisé ce qu'on savait depuis longtemps sans jamais le dire : n'importe quel britannnique capable de conduire une Aston Martin et de
boire du Martini cul-sec est susceptibe d'incarner l'espion mythique. Ah si, quand même : Bond doit être un tueur froid et cynique, mais séduisant quand même. Ca tombe bien : Daniel Craig est
expressif comme une falaise d'Etreta et, niveau cynisme, il conclut l'épisode avec le merveilleux
« Les morts se moquent bien d'être vengés ». Un authentique James Bond. Fermez le
ban !
Après Daniel Craig
(et sa gueule de Poutine)
Retrouvez Dobell-U
(et sa gueule de Dobell-U Bush)
dans le prochain James Bond :
Epilogue : et ce film, alors ?
Un gros machin qui fait boum-boum puis pan-pan et enfin hum-hum. Un peu plus boum-boum que dans d'autres épisodes ; nettement moins hum-hum. Niveau cahier des charges on reste sur sa faim : pas
de girl fatale à la Famke Jensen, un des super-méchants les plus ternes de toute l'histoire bondienne… et surtout un scénario totalement incompréhensible, on ne peut d'ailleurs pas prouver qu'il
y en a un : c'est juste l'air très pénétré de Craig qui laisse penser qu'il a une bonne raison de penser. A propos de Craig, il campe un James Bond mutique qui ne doit même pas avoir cinquante
répliques en deux heures – enfin sauf si on compte ses coups de feu comme des répliques… auquel cas il n'arrête pas de parler. Une daube ? Car si les pires Bond avaient au moins pour eux le
mérite du second degré, le Bond version Craig se prend pour sa part très au sérieux... déclenchant du coup la perplexité, puis l'ennui, puis l'hilarité.
Reste à savoir s'il fallait enquiller les lieux communs, inexactitudes et autres contre-vérités pour le dire ? Si cet épisode est une daube, ce n'est pas parce qu'il est moins bien que le
précédent, parce qu'il dénature James Bond ou autres bêtises de ce genre... mais tout simplement parce que c'est film d'action tout pourri, dépourvu du moindre début d'histoire et dont les
acteurs semblent avoir fait le pari de ruiner leur carrière (pour Craig c'est entendu : jouer James Bond, on le sait depuis des lustres, c'est la garanti de ne jamais rien faire après ; pour
Amalric... ça va être dur de sauver sa crédibilité après ça... quant à la Girl bon, en ce qui la concerne, elle ira au cimetière des Bond-girls oubliées - soit donc la plupart en fait). Nulle
dénaturation là-dedans. D'ailleurs la vraie dénaturation n'est-elle pas plutôt de faire de Bond ce qu'il n'est pas ?
1. Il va sans dire que cet édito est LE FAMEUX EDITO ANNULE il y a deux semaines... d'où son côté un peu décalé...
2. Pour être tout à fait exact c'est le titre du roman qui inspira à John McTiernan l'incontournable "Die Hard 1"
3. On parle bien sûr de vraies stars... avoir joué dans "Remingston Steele" n'est pas être une star...
4. Et encore, même pas : durant la période Brosna il conduisait une BMW... de là à dire qu'il avait viré beauf...
...
Je pense que s'il tombait sur ton éito, il t'emmènerait illico boire un verre pour discuter avec toi tiens :D
mon commentaire sera probablement inutile, puisque de toute façon je n'ai vu que deux épisodes dans ma vie : celui où Pierce Brosnan incarnait Bond pour la première fois (me souviens plus du titre) et un autre, un vieux, où Bond, à la fin, perdait sa femme. Assassinée par les méchants. Je ne sais plus comment il s'appelait, je ne sais plus qui jouait Bond (un inconnu qui ne l'a pas rejoué je crois), mais celui ci m'avait plu justement parce que, à la fin, sa femme mourrait.
@ Amanda: il s'agissait dans un premier de Goldeneye (pas vu non plus, enfin juste 5 minutes, apres j'avais trop mal aux cotes a force de rire... Brosnan... quelle idee saugrenue...). L'autre film est Au service secret de sa majestee avec l'australien George Lazenby, avec sa réplique ultra culte au début du film "ceci ne serait jamais arrivé a l'autre type" (faisant ainsi directement référence a Connery). D'ailleurs c'est marrant, on a longtemps voulu nous faire croire que Lazenby fut remercié par les producteurs, le film ayant été un bouillon. Or le film fut un succes commercial, couta 7 millions de dollars et rapporta 88 millions (comme bide, on a vu pire...) et si Lazenby est parti, ce fut de sa propre volonté (enfin bien influencé par son agent de l'époque lui prédisant que la franchise bondienne allait virer en eau de boudin dans les 70's...).
Je suis assez d'accord sur tes "critiques des critiques"... mais pas du tout sur le film, que j'ai bien aimé... moins bon que Casino Royale, pas un chef-d'oeuvre, on est bien d'accord... mais dans le genre "film d'action divertissant", je trouve qu'il remplit parfaitement sa mission... sauf la fin, l'attaque du machin dans le désert, pas terrible... mais tout le reste est très plaisant et bien foutu...
En fait, ces James Bond version Daniel Craig, s'ils ont eu tant de critiques élogieuses (enfin, surtout pour Casino Royale, elles sont plus mitigées pour Quantum of bidule) c'est parce qu'ils ont de quoi plaire enfin à ceux... qui n'ont jamais vraiment aimé James Bond... comme moi... ceux qui aiment dans ce genre de film un peu plus de "réalisme", de tension, de nervosité, pas un type qui descend ses ennemis un cocktail à la main et en plaisantant avec une fille à moitié nue... il y avait une surenchère constante, tout était trop "gros", plein de gadgets un peu puérils etc...
Quant à Amalric... pas d'accord non plus, je l'ai trouvé très bon... faut dire que je le trouve toujours très bon (tiens, paraît d'ailleurs qu'un film se tournerait sur Gainsbourg... et pour le rôle-titre, ils ont pris un acteur peu connu... alors que persone, à mon sens, ne pourrait mieux jouer Gainsbourg qu'Amalric, il a parfois des airs de Gainsbourg vraiment étonnants...) Amalric qu'on retrouve dans l'excellent Mesrine, où, là, il est vraiment terne (mais bon, c'est le rôle qui veut ça, et il est parfait).
Bref... je ne suis pourtant pas fana de gros films d'action, je déteste les vannes débiles et trucs incohérents qu'on retrouve systématiquement dans le genre, les personnages manichéens et les héros trop parfaits (et surfaits), les concours de virilité crétins, les explosions à tout-va pour masquer l'indigence du scénario... mais j'aime les films d'action plus "adultes"... et je trouve que ce QOS se situe plutôt dans cette catégorie, même si le scénario est moins fin que celui des "Jason Bourne" (c'est tout de même James Bond, et on ne peut s'empêcher de le juger en fonction de la "franchise").
Pour moi, c'est un bon film, dépaysant et prenant, à voir sur grand écran... dont on ne ressort pas "bouleversé", ou "fasciné"... mais on y passe un très bon moment...
(et sinon tu es cruel avec Pearce, il a fait mama mia depuis ;-))
J'ai bien aimé Quantum of Solace, mon avis rejoint celui de G.T. en fait. (Je précise que j'ai découvert les James Bond avec Pierce Brosnan, je n'ai donc pas de points de comparaison, hé hé !)
Très bonne critique, mais ou est le Chapitre 4 : "on ne comprend rien au scénario" ? :p Qu'a-t-il de si obscur ? Ils ont voulu bricoler une trilogie donc certaine éléments manquent, et le démarrage de l'enquête est hallucinant (hop je tombe sur un mec je le descend et puis gros coup de bol pour avancer quand même) mais l'histoire du film est super bateau..
Moi c'est les scènes de baston que je comprenais pas. A part que c'est James qui en sortait vivant parce qu'il était toujours debout après. Par contre je rejoins le fan-club d'Amalric, sans lui j'aurais détesté le film.
Voilà, d'habitude je ne commente pas mais là j'étais trop content de te retrouver ^^ Merci pour ton golb qui est une mine de découvertes rock'n'roll pour un p'tit jeunot comme moi.
Juste un truc pour le Doc : il me semblait que Lazenby avait surtout chopé le melon, s'était pris pour une superstar et avait exigé un cachet mirobolant pour le Bond suivant, et que c'était pour ça qu'il avait été remercié ? Je confirme néanmoins que le film a été un succès (même si pour ce que j'en sais le public déplorait l'absence du grand Sean).
En tout cas, le mythe du Lazenby viré par les producteurs a tenu mais maintenant... faut recentrer le débat :P
Il faudrait presque que j'aille le voir, histoire de partager ton hilarité... mais je vais attendre une sortie DVD et un ami compatissant afin de ne pas débourser un franc pour cette bouze (oui, en Suisse, nous avons encore des francs ;-))
SysT
BBB.
Casino Royale, c'est le film de Ken Hughes et John Huston, avec Peter Sellers, Ursula Andress, David Niven, Orson Welles, Woody Allen, Thomthom... ? Un excellent film, comme l'est également Quota des vespasiennes, restons Français, le meilleur bond'age, à c't'heure et je sais de quoi je parle puisque je ne l'ai pas vu.
[oui, Fabrice, alias Lucky Luke, est déjà passé]
suis je vraiment le seul à ne jamais comprendre un traitre mot des commentaires de lou?
Après un tour de visite chez Xavier - j'avais déjà fait le voyage parce que le nom du blog me plaisait bien, je ne resterai pas sur un commentaire qui vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître - connaissent-ils seulement la bohème ?
Pour ceux qui ne sont pas présumés d'un délit d'initié et qui ne sont pas allés voir le vrai profil de Lou, reprenons.
Lou n'a aucun sens de l'humour.
Il ne connaît pas l'ironie, ses antiphrases ne sont pas des antiphrases - et cela n'est pas une antiphrase.
Lou n'est absolument pas susceptible, il répond simplement aux questions - on n'est pas obligé de lui poser des questions, même implicites.
Pub : Lou, Le Grand dictionnaire de version Lou-Blogblog, chez l'auteur / Le Grand dictionnaire de thème est en préparation.
C'est pourtant vrai, quand Thom n'est pas scotché sur son clavier et que souris et chats peuvent danser, qu'est-ce qu'on se marre !
Nymphette >>> c'est une autre possibilité... on peut même poser la question : qu'est-ce qui est pire, entre une critique péremptoire et une critique argumentée uniquement à base de contre-vérités...? :-D
Je me faisais justement la réflexion hier en lisant un article où une blogueuse tapait sur Rousseau
en racontant n'importe quoi à son sujet (notamment qu'il était moralisateur, que ses idées la "dérangeait" - je suppose qu'elle parlait de l'égalité entre les hommes quelle que soit leur race et leur origine ;-)... qu'à tout prendre, je préfèrerais toujours une critique péremptoire et non-argumentée, mais humble... à un tissu de conneries où l'auteur (et plus souvent le blogueur) essaie de se faire passer pour un spécialiste de quelque chose qu'il ne maîtrise pas du tout (et Dieu sait que des gens comme ça on en croise tous les jours sur les blogs...).
Xavier >>> moitié-latin, un quart-oulipiste, un quart-névropathe :-D
estote ergo prudentes sicut serpentes et simplices sicut columbae.
Matthieu, 10, 16
ou mieux en grec, la traduction de Jérôme (prudentes) prêtant à confusion
γίνεσθε οὖν φρόνιμοι ὡς οἱ ὄφεις καὶ ἀκέραιοι ὡς αἱ περιστεραί.
Xavier, la tradal perso (du grec) est chez toi dans une seconde de blog.
Et on arrête de me poser des questions parce que mon Novum ça fait deux ou trois lustres que je ne l'avais pas ouvert, pages collées, et puis le grec avec un clavier azerty…
[oui, de chez Thom à chez Xavier et réciproquement, c'est du référencement d'initiés]
--- Thom, on n'a jamais dit trop intelligents ;)
Le bon lien chez Xavier, puis commentaires.
Hormis le généralement efficace et prometteur pré-générique et le générique proprement dit, j'ai toujours trouvé les James Bond particulièrement soporifiques...
Le seul film "classique" de la série que j'apprécie demeure Goldfinger, essentiellement pour la prestation de Gert Frobe...
J'aime aussi Au Service secret de sa Majesté mais c'est en raison de la présence de la sémillante Diana Rigg...
Mes deux Bond préférés demeurent Casino Royale (celui avec David Niven, of course...) et Jamais Plus Jamais.
Inutile de préciser que je n'ai pas vu les deux derniers films en date... en fait, le dernier Bond que je suis allé voir dans les salles, c'est le mauvais Rien Que Pour Vos Yeux il y a quelques années déjà.
Et Casino Royale m'avait agréablement surpris parce qu'il ressemblait moins à un Bond. Surtout parce qu'il était enfin doté d'un personnage féminin fort, qui menait Bond par le bout du nez (la scène dans le train). Bond tombait amoureux et cela était moins théorique que dans Aux services secrets de sa majesté. C'était vraiment palpable, accentué encore avec ce climax tragique fleurant bon certains finals de palmien (je pense évidemment à l'immense Blow Out). Surtout, Martin Campbell, faiseur assez anonyme pourtant, avait assuré : sublime découpage, belle lisibilité des scènes d'action. Tout l'inverse de Quantum où, dès le prologue, c'est de la bouillie filmique. On ne pige rien. C'est l'effet Jason Bourne où l'on veut croire que montage épileptique = rythme. Pure connerie ! La mort dans la peau m'est tombé des yeux. Etourdir le spectateur, ce n'est pas un très bon programme. C'est de la paresse. Morceler les corps - le moindre geste, toutes les scènes d'action - par le montage, c'est leur faire faire tout ce qu'on veut, nier les cascades, la prouesse physique. C'est ce qui est insupportable dans une bonne part des films d'action contemporain. Je préférais encore quand, dans les années 90, les cinéastes d'action américains plagiaient le cinéma de Hong Kong...
À cela, à ce montage frénétique, bizarrement, les séries télé d'action ne cèdent pas, conservent un élégant classicisme (cf Prison Break).
Quant à Amalric, ce n'est pas sa faute finalement. Son personnage est juste inconsistant, mal écrit. L'acteur - très bon dans Mesrine - est ici vraiment mal servi. Et juste pour GT, Amalric, moi, je l'ai vu en Gainsbourg : à la Cité de la musique, sur la recréation live de Melody Nelson. Et, justement, la comparaison ne jouait guère en faveur d'Amalric, trop proche du modèle, pas assez à l'aise pour s'affranchir... Eric Emosnino est un bon acteur. Les photos publiées sur le film de Sfar sont bluffantes. C'est peut-être pas plus mal de prendre un acteur peu connu. Amalric aurait "bouffé" le rôle. Il faut se méfier des choix trop évidents...