Les notes du Golb

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   Oxxxxx
    Sans façon !

   OOxxxx
    Bof...

   OOOxxx
    Eventuellement...

   OOOOxx
    Volontiers.

   OOOOOx
    Avec plaisir !

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    Sans la moindre
    hésitation !!!
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Ne m'écrivez pas

 
...je ne cherche pas, en effet, à me faire des amis...

...cependant, en cas de force majeure...
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 ATTENTION NEANMOINS : nous nous réservons le droit de décider du caractère profondément majeur de votre cas de force majeure. Ou pas.
Mercredi 3 mai 2006
Aujourd’hui, un disque tout à fait particulier pour moi…je crois que si je devais réduire ce Top 100 à un Top 3, celui-ci trônerait en bonne place. Parce que maintenant que les années 90 sont belles et bien révolues on jette un coup d’œil dans le rétro et voit quoi ? Que finalement le plus grand groupe de cette décennie ne se nommait pas Nirvana…
 
 
Adore (The Smashing Pumpkins, USA, 1998)
 
 
Sur la brèche.
 
Adore est un disque de rupture. Pas seulement de rupture sentimentale. La rupture d'un homme - Billy Corgan - avec l'univers environnant, comme lorsque que notre petit monde (personnel, affectif...humain en somme) s'effondre pan par pan.
 

La mort de la mère biologique à peine retrouvée, le divorce...Billy chante tout ça les sanglots coincés en travers de la gorge, mais son chagrin est digne. Pudeur, respect...pas question de sortir les violons.
 
Somptueuse et parfaite chanson d'amour, "To Sheila" donne le ton : calme, contemplatif. Et torturé, aussi...bien sûr. Faussement énergiques, "Ava Adore" et "Apples + Oranges" sont surtout des ballades désincarnées, comme l'ensemble de ces chansons parfois rageuses ("Pug") mais qui désormais ne se cachent pas plus derrière les oripeaux d'une électricité de plus en plus discrète.
 
Corgan aime la folk de Dylan et le metal de Black Sabbath, la new wave de The Cure et le rock dur du Gun Club, l'électro-soft de New Order et la pop aérienne de Pink Floyd.
Au carrefour de ces influences parfois antinomiques, Adore évoque donc un Dylan revisité par Joy Division, jonché de pianos langoureux ("Shame", "Blank Page") ou désespérés ("Crestfallen" et son Who am I ? / To need you when I'm down).
Atmosphérique et sophistiqué ici ("Tear", "Beyond ! the Nightmare"), totalement dépouillé là ("Dusty Pete", "Once upon a time").
 
Forcément le grunge semble loin. Et alors ? Le grunge n'est plus qu'un souvenir d'adolescence. Et ce disque-ci est celui d'un homme mûr qui après les chagrins adolescents découvre les sourdes douleurs de l'âge adulte.
 
Bien sûr, ce disque n'a pas été compris au moment de sa sortie. Le public l'a boudé. Le public voulait du rock, et assurément ce disque là est tout sauf rock n'roll. Le drame des Smashing Pumpkins, finalement, c'est d'avoir mûri plus rapidement que leur public.
 
 
Adore est un chef d'oeuvre. Le disque qui ne me quitte jamais.
 
Je l'ai détesté à la première écoute, adoré à la seconde...depuis j'ai dépassé depuis longtemps le millier de passages sur ma chaîne. Combien de disques rencontrons-nous dans nos vie, qui nous fassent cet effet là ? Deux ? Trois ? Rarement plus.
 
En attendant, le temps m'a donné raison. Et sur les sites de fans, on le retrouve régulièrement en tête des meilleurs disques du groupe.
 
Comme quoi le public des Smashing Pumpkins a fini par mûrir lui aussi.
 
Alors en effet, puisqu’on en parle ici ou là sur le net, il est peut-être temps que le groupe se reforme, finalement...
 
 
Trois autres disques pour découvrir Les Smashing Pumpkins :
 
Siamese Dream (1993)
Mellon Collie & The Infinite Sadness (1995)
MACHINA : The Machines Of God (2000)
 
 
 

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